Et en dépit des dégâts qui en découlent, notamment la fragilisation extrême du sol déjà sujet à un glissement de terrain tentaculaire, rien ne semble arrêter cette folle extension du béton. Dès lors, la cité Boussouf, du nom du créateur des services secrets algériens, est aujourd'hui en pleine décadence, visiblement rattrapée par l'ambiance de déliquescence générale et de laisser-aller chronique sévissant dans la ville. Avec des chaussées en accordéon, des vides sanitaires qui empestent et des immeubles inondés à la moindre averse, cette cité se clochardise à mesure que le temps passe, sans qu'elle bénéficie d'un programme de réhabilitation et de revalorisation. Très peuplée, la cité Boussouf abrite une population très importante pour des infrastructures devenues insuffisantes.
En effet, si les habitations individuelles et collectives ont exponentiellement explosé, il en est autrement pour les infrastructures d'utilité publique, surtout depuis l'attribution, il y a de cela environ cinq ans, d'une partie du parc immobilier de la CNEP, ce qui s'est répercuté sur la demande en matière de prestations de base. L'exemple des écoles primaires et des collèges constitue, en ce sens, une preuve édifiante. En effet, les enfants en âge d'être scolarisés sont, chaque année, plus nombreux alors que les établissements scolaires sont toujours au même nombre, et par voie de conséquence, incapables de faire face à cette demande croissante. Une forte pression est, en effet, exercée sur les directeurs des écoles des paliers primaire et moyen pour caser un nombre de plus en plus grandissant d'élèves.
La tension est surtout perceptible dans les établissements primaires où le taux d'occupation des classes est des plus élevés au niveau du chef-lieu de la wilaya de Constantine. Pourquoi ne construit-on pas de nouveaux établissements' Pourquoi n'opère t-on pas des extensions ' A ce titre, il semblerait que la nature glissante du terrain soit derrière cet accord tacite des responsables concernés d'éviter, a priori, d'y implanter de nouvelles structures publiques. Mais si l'on suppose que cette décision repose sur une motivation technique, d'aucuns ne comprennent pas ces autorisations non-stop s'agissant de construire des logements et autres infrastructures, et partant, s'interrogent d'ores et déjà où inscrire leurs enfants en âge d'être scolarisés une fois que les quelque 500 logements CNEP restants seront attribués.                                                                       Â
Â
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : L. R.
Source : www.elwatan.com