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Pourquoi la revue Maqam a été suspendue



Pourquoi la revue Maqam a été suspendue
Constantine vaut bien une gazetteOn a tenté de comprendre pourquoi la revue a cessé de paraître. Ses lecteurs ont bien le droit de connaître les explications des uns et des autres.La revue Maqam, éditée par la boîte de communication Advercop, pour le compte du commissariat de la manifestation «Constantine, capitale de la culture arabe paraît en deux versions: l'une arabophone et amazighophone et l'autre francophone et anglophone. Quelque 15 journalistes, dont cinq versés dans l'édition francophone, travaillent pour cette revue.Cette publication, éditée à 5000 exemplaires pour chaque édition et destinée à accompagner la manifestation «Constantine, capitale de la culture arabe» a cessé de paraître. Le cinquième numéro n'a pas été validé par le commissaire de la manifestation «Constantine capitale de la culture arabe», Sami Bencheikh. L'équipe rédactionnelle de la revue, notamment les journalistes francophones, s'oppose à cette décision qu'elle qualifie d'abusive. L'un des rédacteurs affirme que le commissariat est lié à la boîte de communication par une convention qui stipule l'édition d'une douzaine de numéros.M.Bencheikh, de son côté, a annoncé avoir lancé une gazette pour couvrir l'événement avance des raisons financières et «organisationnel» pour expliquer la suspension de la revue.«Maqam nous revient à 3 millions de dinars par numéro», a-t-il affirmé, mais «cette somme est censée avoir été budgétisée», répondent les journalistes qui ont pris attache avec L'Expression. L'autre raison invoquée par le commissaire de la manifestation a trait au fait qu'«initialement, cette revue devait refléter la richesse journalistique de Constantine. Il était question de 28 journalistes qui y travaillent, mais au fil des numéros, il n'est resté que trois rédacteurs», a indiqué M.Bencheikh qui dit avoir réuni l'équipe en conférence de rédaction pour exiger un recrutement supplémentaire. «Devant le refus de l'équipe d'intégrer d'autres journalistes, j'ai dû me résoudre à ne pas valider le cinquième numéro».Comme l'une et l'autre raisons sont quelque part liées, dans le sens où le commissariat dépense 3 millions de dinars pour une équipe réduite alors que cette même somme était destinée à un nombre bien plus élevé. Les déclarations des journalistes contredisent quelque peu les affirmations de M.Bencheikh, puisqu'ils revendiquent 15 journalistes.Cela dit, ce qui est sûr et nous le tenons de la bouche même du commissaire de la manifestation «Constantine, capitale de la culture arabe», la suspension n'a aucune relation avec la qualité des écrits, le contenu ou encore la ligne éditoriale. En fait, l'arrêt de parution de la revue n'a rien à voir avec le professionnalisme de l'équipe.M.Bencheikh en convient. Ce qui renforce la détermination des journalistes francophones qui font des pieds et des mains pour faire reparaître Maqam.


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