Constantine - A la une

Pour mettre fin aux transferts "abusifs" de parturientes vers la maternité du CHU Ibn-Badis



Pour mettre fin aux transferts
Les négociations entre le personnel médical de la maternité et la direction du CHU Ibn-Badis de Constantine se poursuivent toujours, a-t-on appris de sources sûres. Une réunion "extraordinaire" provoquée par la direction du centre hospitalo-universitaire, à laquelle devaient assister les directeurs de la santé publique (DSP) des wilayas de Skikda, d'Oum El-Bouaghi, de Khenchela, de Jijel et de Mila, a eu lieu dans la matinée d'hier.Les représentants des infirmiers, anesthésistes et sages-femmes devaient également assister à cette rencontre. L'ordre du jour : le transfert "abusif" des patientes vers la maternité du CHU de Constantine.Cette situation dénoncée, pourtant depuis plusieurs années, a eu, en fait, une incidence négative sur cette infrastructure déjà en surcharge, ajouter à cela le manque de personnel qualifié. Les sages-femmes ne veulent plus se taire.Après avoir observé plusieurs sit-in pour dénoncer l'état déliquescent des lieux et ne voyant rien venir, elles avaient même menacé d'une démission collective lors d'un rassemblement, en avril dernier, tenu devant la direction de l'hôpital."Nous sommes à une moyenne d'une sage-femme pour 50 patientes... en 24 heures, alors que la règle veut une sage-femme pour 5 patientes. Comment voulez-vous qu'on exerce pleinement nos compétences quand on est dépassé par le nombre des patientes qui affluent même des autres wilayas de l'Est", explique l'une d'elles. Et d'ajouter : "Certaines patientes sont transférées vers notre maternité, alors que leur cas ne le nécessite pas ; certains hôpitaux font fi du risque que peut encourir une femme enceinte lors du transport, même pour une consultation de routine, elles sont transférées ici !" Cette situation ne fera pas réagir que les sages-femmes.Le médecin chef du service de maternité poussera également son coup de gueule. Ce dernier a, en effet, instruit le personnel à admettre toutes les patientes, sans exception, et inscrire sur leur dossier la motion : "Admise par terre." Allant dans le même sens, le personnel médical a dénoncé aussi le manque flagrant de l'effectif.À titre d'exemple, au service post-opératoire, il y a deux infirmières seulement pour une quarantaine de patientes et six en tout pour tout le service de gynécologie-obstétrique. Ce qui fait que le taux d'occupation de la maternité dépasse les 110%.À cet effet, nous apprenons que toutes les dispositions nécessaires ont été prises par la direction du CHU ? qui a fini par se pencher enfin sur ce problème ? afin de lancer une opération de recrutement au mois de juin prochain.L NNomAdresse email


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