Constantine - A la une

Police, la Com faute de mieux



Police, la Com faute de mieux
Le phénomène se banalise. En ville, fais ce que tu veux et rien n'adviendra ou presque. Tu peux stationner sur le trottoir, faire le taxi clandestin, agresser les femmes, et aussi les hommes, vendre des caleçons, des babioles, des fruits et légumes sur la voie publique, n'hésites pas car personne ne viendra te verbaliser.On croyait ce laisser-aller réservé seulement aux quartiers de la périphérie, depuis quelques mois, mais il a fini par se généraliser, et l'anarchie domine aujourd'hui le centre-ville. On croyait que cette méthode était propre à l'ancien chef de sureté de wilaya, hélas, le remplaçant fait exactement de même. A Constantine, les forces de l'ordre sont à peine visibles et leur service s'arrête vers 17h.En tout cas, c'est valable dans les espaces publics. Protéger et servir, c'est seulement parfois, peut-être, pendant les heures administratives !Où est passée la police ' Elle est dans les communiqués de presse de la cellule de communication de la sureté de wilaya.Elle est partout, nous fait croire cette cellule. Elle fête le 8 mars et la journée internationale des handicapés ; la police plante des arbres, accueille une nouvelle promotion d'agents et arrête chaque jour ou presque les fumeurs de joints. La police de Constantine grossit, se modernise, s'accapare de grands espaces, et monopolise les aires de stationnement au Coudiat pour ses propres agents.Mais on a l'impression qu'elle se retire progressivement de sa mission, embourgeoisée et détournée chaque jour plus de sa vocation. Le stationnement anarchique s'est étendu aux artères principales comme le boulevard Belouizdad et le Coudiat. Au c?ur de la ville, les taxis clandestins concurrencent les autres et au-delà de 17h, ils deviennent maitres des lieux, notamment devant l'Hôtel Cirta, la descente de Aouinet el Foul, ou encore à l'entrée de Belouizdad.Idem pour le commerce informel qui a bouffé les trottoirs et les places publics, débordant désormais sur la place du 1er Novembre. Quant à la sécurité des personnes, il y a longtemps que les constantinois, du moins certaines classes sociales, ont fait le deuil des espaces publics. Et qu'on nous dise pas que c'est pareil ailleurs, parce que c'est faux.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)