
L'hypertension artérielle touche, en Algérie, environ un quart de la population, soit 26% de personnes âgées de plus de 25 ans, ont relevé, jeudi à Alger, des spécialistes à l'occasion de la 4e journée scientifique de l'Association d'aide aux hypertendus. Selon la sous-directrice au ministère de la Santé, chargée des maladies non transmissibles, Mme Djamila Nadir, 26% de la population algérienne, âgée de 25 ans et plus, sont hypertendus, les personnes âgées de plus de 60 ans étant les plus touchées. Elle a recommandé un mode de vie «plus sain» pour «vieillir en bonne santé», d'autant plus, a-t-elle dit, que l'espérance de vie a augmenté. Les médecins et spécialistes ayant pris part à cette journée ont déploré que les hypertendus en Algérie cumulent d'autres maladies, appelant ainsi à sensibiliser la population en ciblant, notamment les élèves dans les écoles et les lycées pour «consommer moins de sel et sucre», soulignant que le cholestérol est un facteur négatif de cette pathologie. Le corps humain n'a besoin que de deux grammes de sel/jour, alors que la consommation quotidienne actuelle est de 10 à 12 gr/jour, ont-ils affirmé. Pour ce qui est du cholestérol, il a été recommandé de varier les huiles (olive, tournesol et colza), de privilégier les viandes blanches, de consommer du poisson (de préférence la petite sardine) et des légumes cuits à la vapeur ainsi que toutes sortes de fruits, sauf les avocats. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé à quelque 17 millions le nombre annuel de décès liés aux affections cardiovasculaires qui sont la première cause de mortalité dans le monde, bien avant le cancer, a-t-on, par ailleurs, signalé. Le Pr. Achour Mohamed Abdou, du service des urgences médicales et le Dr.Nadia Djeghri, cardiologue, ont fait état des difficultés entravant la prise en charge des malades coronariens en général et des sujets atteints d'infarctus de myocarde en particulier.
Le Pr.Daoud Roula, médecin chef de service au CHU, a ajouté, au cours de cette manifestation ouverte mercredi à la faculté de médecine de l'université Mentouri de Constantine, que les facteurs de risque cardiovasculaire «sont nombreux et de plus en plus fréquents».
«Le nombre d'infarctus de myocarde (450 cas en 2011 au CHU de Constantine), est en progression, aussi bien chez les hommes, que chez les femmes et même chez des sujets jeunes», ont souligné ces deux praticiens. L'exiguïté des structures d'accueil, le déficit enregistré en matériels et en équipements d'exploration, le flux quotidien des malades vers le CHU et le retard de la consultation de la part de patients se souciant peu de la gravité de leur maladie, constituent les principales causes de la défaillance en matière de prise en charge, ont-ils précisé.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelkrim AMARNI
Source : www.lexpressiondz.com