Constantine - A la une

plaidoyer pour un dépistage précoce



Les parents, les médecins et les enseignants de la phase préparatoire, peuvent jouer un rôle prépondérant dans la détection de signes
avant-coureurs de la maladie.
Ils sont 45 000 enfants autistes recensés en Algérie en 2010 et le nombre est appelé à augmenter en l'absence d'un travail de sensibilisation et une coordination entre les différents secteurs. C'est dan cet esprit qu'une journée d'étude a été organisée, mardi, par les services de la direction de l'action sociale (DAS) à la salle Tahri Miloud.
Dans sa communication, le docteur Abdelaâli Benhamou du centre national de la formation du personnel pour handicapés (CNFPH) de Constantine a surtout insisté sur le dépistage précoce de la maladie qui ne doit pas dépasser, selon lui, les premiers mois qui suivent la naissance de l'enfant. Pour cela il croit que les trois périodes de vaccination offrent une opportunité pour constater et ensuite signaler tout comportement suspect depuis les UDS. A 9 mois, le diagnostic peut être déroutant, mais au-delà du premier rendez-vous, c'est à dire à 18 ou à 24 mois, l'on peut facilement se prononcer sur l'autisme de l'enfant.
Le médecin de la famille comme celui affecté à l'UDS, les enseignants de la phase préparatoire peuvent tous jouer un rôle prépondérant dans la détection de signes avant-coureurs de la maladie. Le docteur Laâlaibia Tarek a axé son intervention sur les symptômes de cette pathologie et les moyens adéquats pour la prise en charge des sujets atteints. Il a soulevé, d'autre part, l'épineux problème du manque de moyens adaptés. Le docteur Bouchouata a mis en relief les différentes thérapies préconisées dans ce domaine ainsi que l'indispensable prise en charge en milieu familial. «Des parents refusent parfois d'admettre que leur enfant est atteint de cette maladie et cela retarde son traitement au premier stade» a-t-il révélé.
Les trois intervenants ont plaidé en faveur d'une prise de conscience générale, disant qu'il est temps de rompre avec la politique de l'autruche par rapport à une pathologie dont le nombre des personnes atteintes va crescendo en l'absence des structures spécialisées et d'un dépistage fiable qui doit être programmé avant que l'irrémédiable ne se déclare.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)