Au terme de deux
journées d'études sur le thème de la douleur qui se sont déroulées les 13 et 14
octobre 2O1O dans la grande salle de l'université des sciences islamiques de
Constantine, le syndicat national des médecins généralistes de santé publique
(SNMG/SP), bureau de Constantine, a lancé un appel aux autorités locales
demandant la création d'un centre de soins antidouleur. La deuxième
recommandation faite par les participants consiste à aller vers un consensus au
niveau local, ou bien régional et même national, pour que la prise en charge du
traitement de la douleur soit codifiée et uniformisée dans toutes les
structures de santé. «Comment prendre en charge un malade qui se présente, par
quel médicament commencer, telle est la problématique du moment. Il faut faire
de telle sorte que le traitement soit mené de la même façon à travers tout le
territoire de la wilaya et, pourquoi pas, dans tout le pays», a déclaré jeudi
le Dr Khengui, coordinateur de l'Est du SNMG/SP et organisateur des journées.
Pour notre interlocuteur, l'objectif final étant de sortir avec un programme
national avec une seule médication.
Les communicants,
comme les participants à cette rencontre, ont, par ailleurs, soulevé quelques
problèmes rencontrés dans la prise en charge de la douleur, tels que le cas du
manque de médicaments d'urgence qui font défaut au bon moment. «Il y a aussi le
cas des malades qui se présentent pour des douleurs simples et qui se révèlent
par la suite des douleurs nécessitant une prise en charge hospitalière. A ce
moment, il est recommandé de faire des évaluations. C'est pour cela que nous
sommes intéressés par la création d'un centre antidouleur pour soigner ces
malades», a déclaré le docteur Khengui. Le professeur Segueni, communicateur et
chef de service des maladies infectieuses au CHU de Constantine, a posé ce
problème sous l'angle de la hiérarchie des soins tout en estimant que, dans les
structures actuelles, la manière d'accueillir la douleur et la qualité du
premier acte sont importantes. «La douleur ne peut pas se contenter de
l'injection horaire, mais il faut l'observation pour s'assurer que celle-ci a
régressé», dira-t-il.
Signalons enfin,
pour terminer, que le SNMG/SP a tenu, pour la première fois, à honorer ses
retraités, comme le professeur Aouati Ahmed, ancien chef du service infectieux
du CHUC et ancien doyen de la faculté de médecine, pour tout ce qu'il a apporté
au secteur de la santé publique, ainsi que deux autres médecins généralistes en
les personnes du Dr Sakdji Abdelmadjid et le Dr Boukhors Fatima, qui
travaillaient respectivement à la polyclinique de Boumerzoug et de Filali.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : AM
Source : www.lequotidien-oran.com