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Pillage



Pillage
Créée pour apporter aide et assistance aux jeunes des deux sexes désireux fonder leur propre entreprise, l'Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes (Ansej) a été détournée de sa vocation. Elle s'est transformée en moyen efficace pour piller le Trésor public.L'équivalent en devises de plusieurs dizaines de milliards de dinars ont été pratiquement extorqués aux banques sous couvert de prétendus projets de création d'entreprises de jeunes. Celles-ci survivront quelques jours, le temps de la location ou la réalisation des locaux et l'acquisition des moyens matériels, équipements ou engins roulants pour disparaître ensuite. L'imagination des bénéficiaires du dispositif Ansej est sans borne. Mais si l'emballage est différent, le thème est toujours le même : déposer un dossier d'aide Ansej et, une fois le montant du projet débloqué sous la forme d'un prêt bancaire, disparaître. L'expérience a prouvé que, obnubilé par la nécessité de créer des postes de travail grâce aux dispositifs qu'il a mis en place, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale s'est laissé entraîner dans de vrais-faux-projets de plus en plus coûteux. La situation a atteint le point de non-retour avec l'implication, malgré eux, des responsables des structures décentralisées dans des opérations de blanchiment d'argent. La liste des cas est longue où des jeunes chômeurs des deux sexes, bénéficiaires du dispositif Ansej, ont disparu après avoir pris possession sous une forme ou une autre de cette aide (le crédit bancaire Ansej a servi à certains pour monnayer leur harga en Europe). Celle-ci a entraîné l'hallali sur le Trésor public. Conséquences : des véhicules utilitaires «Boxer» et autres matériels et équipements acquis en devises fortes par des jeunes bénéficiaires Ansej ont disparu de la circulation. A l'état neuf, ils ne sont nulle part. Il s'est avéré qu'aussitôt sortis des magasins de quelques importateurs ou autres fournisseurs (souvent eux-mêmes repreneurs), les voitures et engins, totalement neufs, se transforment en pièces détachées. On peut en trouver du côté de la casse de Aïn Mlila, Tadjenanet, El-Eulma, Khroub et au 4e km de Constantine. Pour éviter tout problème, les châssis et autres carcasses sont coupés au ciseau. Il en est ainsi des divers matériels, équipements informatiques, électromécaniques et autres investissements, sous étiquettes Ansej, dans les infrastructures de transport, de pêche, agricoles...
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