Constantine - Revue de Presse

Perpétuité pour l'assassin Il la jette du haut de «l'abîme»



Sur les 42affaires enrôlées pour la session criminelle de cet automne 2007, la journéed'hier devait être consacrée au crime du boulevard de « l'abîme », un forfaitqui aura défrayé la chronique à Constantine de par sa complexité et le sangfroid affiché de son auteur.Jugé pourhomicide volontaire, ce dernier a été condamné à la perpétuité alors que lereprésentant du ministère public avait requis, à son encontre, la peine demort. Agé de 26 ans, résidant à Benchergui, le jeune M.M était, au moment desfaits, sans profession. Il avait fait la connaissance de B.L, âgée de 19 ans,employée dans un atelier de couture. L'histoiretourmentée de ce couple avait commencé brutalement lorsque M.M apprit que sa «future » avait été promise à quelqu'un d'autre. Le père de la jeune fille, sousla menace, affirme avoir rejeté ce parti et laissé faire le temps, espérant queM.M pouvait donner à sa fille tout le bonheur qu'il avait promis. Entre M.M etB.L les rencontres se faisaient plus assidues, tant et si bien que la jeune B.Lse retrouva enceinte. D'un commun accord, le couple fut conforté dans les faitsaprès que des analyses médicales eurent confirmé ce début de grossesse. Après le drame,l'autopsie pratiquée sur la jeune femme allait confirmer que la victime étaitenceinte depuis plus de trois mois. Retour en arrière, autrement dit au 14décembre 2006, le jour du crime. La jeune fille gît en contrebas du pont, sansvie, désarticulée après sa chute mortelle. Le fiancé court alerter lespoliciers les plus proches du lieu du drame, ceux de la Casbah, enl'occurrence. Trois individus sont venus, dit il, troubler la quiétude des deuxjeunes fiancés, allant jusqu'à les délester de leurs portables respectifs. Prisde panique, M.M prend la fuite mais se ravise aussitôt. De retour sur leslieux, il constate, dit il, que sa fiancée a été violentée et balancée pardessus la balustrade du pont. Les trois malfaiteurs se sont volatilisés et neseront jamais retrouvés.Continuant leurtravail sur le fiancé « éploré », les policiers finiront par démonter le scénarioet confondre l'accusé, immédiatement placé en garde à vue. Hier, devant lesjuges, le mis en cause a confirmé une scène anodine entre lui et la victime,pour un simple retard dans le rendez-vous prévu le jour du drame. Le jour mêmedu crime, les parents de la jeune fille s'étaient rendus à son lieu de travail,inquiets du retard accusé par la jeune femme. On leur apprit qu'elle avaitquitté son travail vers 13 heures trente. A cette heure, celle-ci était déjàmorte...sous un pont.
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