Constantine - A la une

Peine capitale contre les assassins des deux enfants



Le tribunal criminel de Constantine a rendu son verdict dans l'affaire relative à l'assassinat des deux petits enfants Haroun et Ibrahim. Le président du tribunal a suivi la demande du parquet, condamnant les auteurs de ce double crime, à la peine capitale.Si la justice a rendu son jugement, les causes à l'origine de ce double meurtre et de deux peines capitale, demeurent intactes. Des scénarios similaires à celui de Constantine pourraient se reproduire à n'importe quel moment et dans n'importe quelle région du pays. Le troisième individu impliqué dans cette affaire âgé de 27 ans a écopé de dix années de prison ferme avec privation de ses droits civiques pour une période de 5 années. Comme nous l'avons donné dans nos précédentes éditions, Haroun et Ibrahim avaient été portés disparus dans l'après-midi du samedi précédant leur assassinat. Un important déploiement de forces de la police et de Gendarmerie nationales avait été aussitôt opéré afin de tenter de les retrouver. Les corps sans vie des deux enfants avaient été finalement découverts dans un chantier, à l'unité de voisinage n° 17 de la Nouvelle ville. Les meurtriers furent arrêtés et incarcérés avant qu'ils ne soient jugés dans la journée du 22 juillet 2013. Sous le choc du crime, les citoyens ont demandé à ce que les auteurs du crime soient exécutés sur le champ. Les autorités judiciaires ont répondu par l'application des procédures légales et les lois réglementaires de la République. La sentence n'est pas définitive, les lois de la République donnent la possibilité encore aux mis en cause de se défendre en suivant les étapes de l'appel et de la cassation. Après la Cour suprême, l'affaire pourrait dans certains cas appelée à être jugé à Constantine. Si la sentence est maintenue, le président de la République pourrait être saisi et donnera son avis, qui sera le définitif. Imagions le maintien de la décision et une éventuelle exécution des prévenus, est-ce que les enlèvements d'enfants et les crimes prendraient fin dans notre pays' A mon avis, la réponse ne peut-être que par le négatif, on ne peut jamais soigner le mal par le mal. La lutte contre la criminalité ne peut se faire uniquement par la répression, les causes à l'origine de ces délits n'ont pas encore été éradiqués. Donc, le «mal» qui a atteint une partie de la société est toujours intact et ce n'est pas, la condamnation à mort de un ou de plusieurs criminels qu'il disparaîtra. Tout d'abord, il faudrait identifier ce «mal» pour pouvoir lui trouver un remède. «Pour quelle raison, quelles sont les causes, comment ces personnes sont redevenues dangereuses, jouissaient-elles de toutes leurs facultés mentales, étaient-elles suivies par des spécialistes etc.'» Telles sont les questions que les responsables devraient étudier pour pouvoir arriver à ce mal qui ronge la société. Nous n'apprenons rien à personne qu'un être humain n'est pas redevenu du jour au lendemain un bandit, un criminel ou un repris de justice. Avant d'arriver à ce stade, ces rejetés de la société sont pas par diverses étapes depuis leurs jeunes âges. Avant de redevenir des criminels, ces derniers ont certainement passé par la petite délinquance. Où étiez les parents, les éducateurs et les responsables pour les remettre sur le bon chemin ' Si on a rien fait pour ces «criminels» d'aujourd'hui, cela veut dire que ces derniers sont également des victimes et que nous avons une grande part de responsabilité. En somme, la véritable lutte contre la délinquance, le banditisme et le terrorisme, commence tout d'abord par l'éradication des causes qui sont à l'origine de ces maux sociaux.
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