Constantine - Revue de Presse

Pas sérieux du tout !



Douze morts et beaucoup de malades hospitalisés. Sérieusement, la grippe A pointe du nez. Tiens, le pouvoir s'ébroue et semble se réveiller. Comme d'habitude, il réagit toujours en retard. En tout. Il n'y a qu'à entendre le silence « coupable » ayant accompagné l'odieuse campagne médiatique et non moins officielle menée par l'Egypte contre notre pays après le fameux match. Maintenant que le virus se propage, engendrant une panique somme toute compréhensible, à coup sûr, le pouvoir va se précipiter pour faire vite, c'est-à-dire dans le replâtrage et l'anarchie. Il faut dire la vérité : il regardait passivement, après avoir acheté quelques bidules et les avoir déposés au niveau des aéroports, la contamination faire des siennes, devant sûrement penser que cela n'arrive qu'aux autres.Comme si nous étions sur une autre planète. On n'est jamais assez protégés contre ce genre de virus, voilà un principe avec lequel on aurait dû travailler, avec lequel on devrait travailler. De là découlent automatiquement les bonnes décisions à prendre : une campagne vivante, sérieuse et surtout permanente, de sensibilisation à tous les niveaux. Et puis, installer un dispositif de prévention ne veut pas dire qu'il est efficace, on peut le fignoler et surtout l'appliquer sur le terrain avec sérieux. Le cas du décès d'un malade à Constantine a fait voler en éclats celui en vigueur : le patient a été admis au service pneumo-phtisiologie, puis voilà qu'on se rappelle de l'existence du virus, des prélèvements ont été effectués et transmis à l'Institut Pasteur ; mais c'était trop tard.Le peu de cas qu'on fait de cette pandémie, le manque de moyens (bavettes et autres désinfectants) et l'absence de communication, tout est réuni pour que le virus se promène à son aise. Et, avec cela, à ce jour, l'on attend encore le sacro-saint vaccin. Pour que le commun des gens puisse avoir droit à sa dose de survie, ce n'est pas demain la veille. Dans ce cas-ci, on n'est jamais alarmiste, mais instinctivement prudent, précautionneux. L'on connaît les défaillances du secteur de la santé, mais là, elles sont à leur comble. De fait, ce n'est pas une affaire d'argent, et donc de moyens (matériels s'entend), mais de conscience et d'effort. Dieu, on en est arrivés à jouer avec la santé des gens !
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