
À part l'incontestable vérité qui consiste à dire que les grandes vacances vont leur profiter dans le sens où ils vont enfin se consacrer à autre chose qu'àgamberger sur les mêmes problèmes que les adultes à partir du moment où ces mêmes adultes les associent sans tact et encore moins de responsabilité à leurs soucis pour ne pas dire à leurs intérêts...étroits, les petits écoliers algériens n'auront donc d'autre alternative qu'à longer les berges de rivières pour ceux qui en ont la chance d'en avoir dans la zone où ils habitent. Ils pourront toujours taquiner le moineau à l'aide de lance-pierres rudimentaires où s'improviser un maigre étal durant le mois de Ramadhan afin de se faire de l'argent de poche. Sinon à hauteur de Constantine et l'ensemble des communes-villes qui en sont les satellites, il est plus qu'improbable qu'il n'existe pas d'alternative de nature à complémenter ce qu'ils font déjà sur les bancs de l'école. Considérer ainsi que, dans leur majeure partie s'entend toutefois, les petits constantinois vont se consacrer où encore que leurs parents, leurs enseignants vont les orienter sur une quelconque activité d'éveil à l'endroit des arts et/ou de tout ce qui est culturel relève évidemment du rêve le plus fou. Electron libre par excellence, une fois les portes des établissements scolaires fermés, il serait farfelu, image consacrée d'adultes et plus précisément d'éducateurs et enseignants qui n'ont jamais eu de réelles accointances didactiques avec ceux dont ils ont eu la charge durant la plus grande partie de l'année, de penser un seul instant que les enfants vont dans un grand élan se ruer vers des établissements du genre à leur apprendre l'art du théâtre, de la peinture, la musique, etc. Les terrains vagues et leurs multitudes de terrains de football étant en général le meilleur exutoire d'une énergie débordante.Nonobstant le désintérêt évident des petits constantinois à toute activité autre celles naturelles évoquées précédemment, il relève également du rêve tout aussi fou, pour ceux-là même à qui il est prêté des les occuper durant la période estivale, d'espérer convaincre des acteurs de la scène artistique et culturelle de déroger à des habitudes lesquelles consistent tout aussi naturellement à autrement consacrer une tranche de temps libre à des occupations, voire des préoccupations individuelles et personnelles et, tout autant, légitimement à aspirer à un repos très certainement mérité compte tenu des grandes ondes de stress vécues tout au long de l'année. En outre, les chantiers, dans le sens propre du terme, ouverts pour la préparation dans les meilleures conditions de l'évènement dit «Constantine, capitale de la culture arabe 2015», ne peuvent en aucun autoriser l'utilisation de salles appropriées pour toute activité artistique. Le reste des espaces ne l'étant justement pas. En conclusion, et il ne le sera jamais assez dit, 2014 est depuis la moitié de 2013 déjà une étape d'attente pour tous types de manifestations aussi importantes soient-elles (festivals de jazz, malouf, poésie féminine...Ndlr). Que dire alors d'activités considérées plutôt comme minimes et, aux yeux de certains, insignifiantes. A. L.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Lemili
Source : www.latribune-online.com