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OEuvres sociales



OEuvres sociales
Scepticisme et suspicion continuent d'alimenter les rapports entre la commission des ?uvres sociales des enseignants (COSE) et l'administration de l'université de Constantine 3 . Pis, les rapports entre les deux parties glissent inexorablement vers un durcissement des positions clairement affiché par les membres de la COSE qui haussent le ton dans la forme des exigences consignées dans le PV de réunion, dont copie en notre possession ; quant à l'administration, elle poursuit ses atermoiements dans sa quête d'un terrain d'entente, notamment pour ce qui est de la cession des locaux de service et de commerce au sein du nouveau pôle universitaire ou ville universitaire qui a ouvert partiellement ses portes au début de l'année universitaire en cours. La COSE affiche toute son inquiétude et sa déception après la dernière réunion tenue mercredi avec l'administration, représentée à l'occasion par le secrétaire général de l'université de Constantine 3 . Les membres de la commission constatent avec dépit «le mépris total et clair manifesté à leur égard par l'administration», peut-on lire sur le compte rendu de la réunion. Dans ce sillage, la COSE exige en premier lieu «le remplacement du directeur de la structure des services sociaux à cause de son absence de la scène depuis le début de l'année, n'ayant donc initié aucune action ou travail durant tout ce temps avec la commission des ?uvres sociales afin de faciliter les conditions de son activité». Plus grave encore, il (ndlr, le directeur de la structure des services sociaux) n'a jamais permis aux membres de la commission d'accéder ou de prendre connaissance des documents et autres correspondances qui devaient leur être transmis dans les délais, indique-t-on. Sur un autre registre, les membres de la COSE rejettent catégoriquement la formule qui tend à diviser en deux parts égales le montant alloué dans le cadre des ?uvres sociales, l'une destinée à la commission des enseignants et la seconde pour la commission des ?uvres sociales des travailleurs des corps communs et administratifs (COST). A ce propos on signale qu'il s'agit d'une aberration que de diviser le montant en question en deux parts égales alors que «le nombre des travailleurs ne dépasse pas 180, et que les enseignants sont au nombre de 360, en plus du fait que la masse salariale des enseignants, base de référence pour le calcul du montant alloué aux ?uvres sociales, dépasse de six fois la masse salariale des travailleurs des corps communs et administratifs». Concernant la cession des locaux à usage de service et de commerce, les membres de la commission des ?uvres sociales des enseignants se déclarent «surpris» par la décision injustifiée du recteur de geler et de suspendre les activités des deux comités (COSE et COST), selon une décision transmise par le biais du secrétaire général, indique-t-on dans ce sillage. Les membres de la COSE rappellent à l'administration «qu'il est impératif de se conformer au contenu de la circulaire N° 02 du 2 avril 2002 relative à la gestion des ?uvres sociales et, en particulier, la gestion et la cession des locaux destinés pour les services et commerces au bénéfice de toute la communauté universitaire qui mentionne que les commissions des ?uvres sociales devraient être un partenaire incontournable avec les prétendants privés preneurs desdits locaux, sinon l'opération serait illégale si les locaux sont cédés totalement». Dans ce contexte suspicieux, les membres de la commission des ?uvres sociales des enseignants demandent la présence d'une commission ministérielle d'arbitrage pour cerner les prérogatives de chaque partie. Plus loin encore, la COSE exige l'envoi à Constantine d'une commission de l'inspection générale des finances (IGF) pour enquêter sur la dilapidation des biens et argent publics du temps où l'université Mentouri regroupait l'ensemble des campus (avant le nouveau découpage des universités en trois entités autonomes), non sans soulever la problématique du partage des avoirs de l'ancienne commission des ?uvres sociales. Enfin, l'on annonce «l'organisation d'une assemblée générale» dans les prochains jours afin de débattre de toutes ces données et décider des voies et moyens à suivre pour rétablir les choses à leur juste endroit. Nous avons vainement essayé de joindre hier le recteur de l'université Constantine 3 pour avoir son avis sur les développements de la situation, mais l'on rappellera ses propos tenus dans nos colonnes le 3 décembre autour de cette levée de boucliers et particulièrement sur la cession des locaux, assurant que tout se fera «dans la transparence totale et en total respect de la réglementation en vigueur».


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