Après avoir établi des contrats-programme au profit de la population des bidonvilles, le même procédé vient d'être adopté par l'administration locale en perspective du futur relogement des locataires de la vieille ville de Constantine ainsi que ceux des quartiers touchés par le phénomène des glissements de terrain.
Actuellement, elles sont un peu plus de 8 000 familles concernées par ce programme, lequel consiste, faut-il le souligner, à procéder à un tirage au sort afin d'octroyer aux familles bénéficiaires une décision où sera mentionné le lieu de l'appartement, l'étage et le numéro. Une attribution, au demeurant, purement administrative et qui rappelle l'attribution théorique de logements dont a «bénéficié», au mois de septembre 2010, la population des bidonvilles concernée par le relogement. Et dans ce cas comme dans l'autre, les heureux élus devront encore prendre leur mal en patience jusqu'à ce que les logements soient construits et achevés.
Pour d'aucuns, cette attribution anticipée de logements, perçue comme un contrat de confiance entre l'administration et les comités de quartiers est, vraisemblablement, destinée à tempérer l'impatience de la population ciblée. Or, cette démarche a pour inconvénient de s'inscrire dans le temps et comme la demande est énorme, le risque de voir grandir le nombre des sollicitations reste important.
En effet, à Constantine, il n'y a pas que les pensionnaires des bidonvilles, ou encore les familles touchées par les glissements de terrain, il y également les habitants des chalets truffés d'amiante ainsi que ceux de la vieille ville, menaçant ruine.
En somme, la ville du vieux rocher enregistre un important cumul de demandes pressantes de logements, émanant de citoyens aux abois et qui sont désormais en quête d'un contrat-programme, synonyme d'attribution théorique de logement. Malheureusement, la réalité du terrain ne présage en rien une fin rapide à leur attente, car il est difficile d'assurer dans l'immédiat des logements neufs à environ 10 000 familles issues des bidonvilles, 8 000 autres recensées au niveau de la vieille ville et des zones touchées par le glissement de terrain.
Cela étant, en plus de toute cette population à caser, l'administration locale doit également faire face à d'autres requêtes provenant d'autres catégories sociales.
Evidemment tout ce beau monde est censé être transféré à la nouvelle ville Ali Mendjli. Cette mégacité accueille des milliers d'habitants chaque année et risque de franchir le seuil de saturation, d'ici 2015 environ, et ce, en raison du transfert effréné et incessant de la population de Constantine.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lydia Rahmani
Source : www.elwatan.com