Doté d'une enveloppe financière de plus de 2 000 milliards de centimes lors du Conseil interministériel du 13 novembre 2011, le programme destiné à la mise à niveau de la nouvelle ville Ali- Mendjeli est appelé à endiguer les problèmes endémiques dont souffre cette méga-cité.
Toutefois, la concrétisation de ce gigantesque chantier risque, au regard des résultats plus que décevants enregistrés dans l'exécution des projets inscrits au titre du programme quinquennal précédent, de buter sur les gabegies traditionnelles et l'inaptitude de certains responsables à conduire des programmes aussi ambitieux. Les exemples illustrant cet état de fait regrettable qui a poussé d'ailleurs les riverains à occuper la rue dans plusieurs occasions ne manquent pas. A titre indicatif, le programme du logement social locatif (LSP) ou bien celui de l'aménagement urbain sur lesquels le wali de Constantine avait exprimé son mécontentement, lors d'une visite d'inspection, jeudi dernier, à la nouvelle ville, sont les plus patents. Et la liste pourrait s'allonger davantage. Cela dit, doit-on s'attendre un autre fiasco ' Aussi, les menaces de sanctions promises par le chef de l'exécutif à l'endroit des récalcitrants dans l'exécution de ce programme pourront-elles faire avancer les choses '
Equipements publics insuffisants
C'est suite à la lettre rapport adressée, en octobre dernier, par l'administration locale au gouvernement portant sur «les incompressible besoins» de la ville nouvelle devant être comblés en urgence qu'une enveloppe financière de plus de 20 milliards de dinars a été accordée à cette ville qui abrite actuellement 150 000 habitants et passera, une fois le programme de réalisation de plus de 78 000 nouveaux logements, à 400 000 âmes à l'orée 2015. Et cela, souligne M. Benaziz Youcef, SG de wilaya «sans compter la communauté estudiantine devant intégrer la ville universitaire (livrable fin 2012), les 12 pôles de recherche scientifique et le flux important de personnels médicaux et autres visiteurs occasionnels. Partant, poursuit-il, la situation problématique que connaît la ville risque de s'aggraver à court terme». Aussi, et après diagnostic, «le problème a été situé à deux niveaux : un déficit en matière d'équipements publics et l'inadaptation des modalités de gestion de la ville». S'agissant de ce dernier point, «l'administration prévoit d'ériger cette ville en une commune chef-lieu de daïra et la création de quatre délégations communales», a annoncé le SG de wilaya. Ce qui va, enchérit le wali, «libérer la commune d'El-Khroub, de laquelle dépend administrativement la ville nouvelle, du fardeau qu'elle supporte. Et de même pour la commune d'Aïn Smara qui gère une autre partie de cette ville». En matière d'équipements publics, le programme de mise à niveau arrêté, assure- t-on, «devra combler les besoins exprimés. Il concernera les secteurs de l'aménagement urbain, l'hydraulique, la santé, la jeunesse et les sports, le transport et de l'éducation». Il convient de noter que le secteur de l'éducation à lui seul a bénéficié de 18 groupes scolaires, 6 CEM et 5 lycées.
Commission de suivi et contrôle du programme
Explicitant la démarche de travail arrêtée à l'effet de concrétiser ce programme, M. Bedoui, qui prétend «vouloir bénéficier de la deuxième tranche l'an prochain», a tenu à faire passer quelques messages. «Vous êtes devant un défi. Que chacun prend ses responsabilités. Toutes les contraintes ont été levées pour permettre le lancement et l'achèvement des projets à temps. Aussi, aucun retard ne sera toléré. Un dispositif de suivi et contrôle sera mis en place et tout retard sera sévèrement sanctionné », a-t-il dit en substance, rappelant au passage «les débâcles» des projets d'aménagement urbain. A ce titre, il fera savoir que «les entreprises voulant prétendre à la concrétisation de ces projets devront avoir au moins la catégorie 5. Et que chacune bénéficiera d'un seul projet à la fois». Aux opérateurs économiques et autres investisseurs ayant bénéficié de terrains sans pour autant les exploiter, le chef de l'exécutif fixera la fin du mois de mars pour le lancement des projets. Le cas échéant, a-t-il affirmé, «les terrains seront récupérés ». Pour ce qui des «vides sanitaires inexploités» relevant des tours de l'AADL, ajoute-t-il encore, «ils seront réquisitionnés et mis à la disposition des différents secteurs pour accueillir des équipements publics».
Renforcement de la couverture sécuritaire
Etendue sur plusieurs milliers d'hectares, abritant 100 000 habitants issus de diverses strates socioprofessionnelles, la ville nouvelle Ali-Mendjeli ne dispose actuellement que de deux sûretés urbaines extra muros. Autrement dit, une couverture sécuritaire insuffisante d'autant plus que la délinquance, le trafic de drogue et autres fléaux sociaux subsistent dans cette ville. Et la dernière bagarre rangée ayant opposée des jeunes nouvellement relogés à des habitants déjà établis concernant l'appropriation d'un parking sauvage en dit long. Aussi, pas moins de 10 structures relevant de la DGSN seront réalisées au titre de ce programme. Il s'agit, précise-t-on, d'une sûreté de daïra, d'une unité de la BMPJ et plusieurs sûretés urbaines. Sont inscrits également l'extension de la brigade d'intervention et d'instruction des URS, la réalisation d'un laboratoire régional de la police scientifique, un centre régional d'analyse médicale et un centre de transmission.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farid Benzaid
Source : www.lesoirdalgerie.com