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«Nos réserves financières demeurent considérables»



«Nos réserves financières demeurent considérables»
Contrairement à certains experts qui s'inquiètent de l'érosion des réserves financières suite à la chute des cours du pétrole, d'autres restent optimistes et n'appellent pas à des restrictions budgétaires et pensent que le gouvernement est dans la bonne voie en maintenant son programme quinquennal.S'exprimant au forum du quotidien Le Chiffre d'affaires, l'expert financier, Abderrahmane Benkhalfa, a indiqué que les réserves financières de l'Algérie demeurent considérables et peuvent nous permettre de tenir pendant quatre ou cinq ans, en dépit de leur baisse annuelle.M. Benkhalfa s'est montré très optimiste quant à l'avenir économique de l'Algérie, arguant que nous avons d'importantes richesses naturelles et diversifiées.«Il y a des pays qui ont un avenir incertain avec des réserves financières qui ne peuvent même pas tenir un mois», a-t-il dit, ajoutant : «Nous n'avons pas frôlé la catastrophe, mais nous devons doubler de perspectives pour aller vers un nouveau mode de croissance.»Il a également félicité les efforts déployés par les autorités publiques durant le premier trimestre de l'année en cours, car, a-t-il dit, d'importantes initiatives ont été prises dans des secteurs phares de l'économie algérienne, notamment le secteur de l'énergie et de la technologie. Mais, souligne l'intervenant, les actions doivent perdurer car la relance de l'économie demande de la persévérance et du temps.«Les stratégies doivent se multiplier et se poursuivre», a-t-il martelé. L'expert a comparé l'Algérie à une voiture luxueuse avec un moteur puissant mais qui manque d'essence pour démarrer à toute vitesse.«Le pays à tous les instruments pour évoluer», a-t-il lancé. L'économie algérienne ne peut, selon lui, se relancer sans l'implication de tous les acteurs économiques, notamment les autorités publiques et les chefs d'entreprise.«Les chefs d'entreprise sont le moteur de l'Algérie», a-t-il dit, estimant qu'ils ont un rôle très important dans la construction de l'économie de demain. Il a suggéré de prévoir dans la prochaine loi de finances un soutien financier au profit des entreprises en voie de développement.«Notre économie ne peut pas évoluer avec 200 entreprises seulement», a-t-il dit. L'expert a fait savoir, en outre, que l'économie et la politique se complètent, mais, a-t-il prévenu, «la politique ne doit pas primer sur l'économie».L'invité du forum a abordé, par ailleurs, l'aspect culturel qui a, selon lui, sa part de responsabilité dans la promotion des produits locaux. Il a cité, à titre d'exemple, la Turquie qui se taille la part du lion dans le marché algérien, en exportant les produits cosmétiques et le textile.«Les Algériennes ont été attirées par leurs produits grâce aux séries télévisées turques qui ont séduit la plupart des femmes arabes», a-t-il estimé. Ce pays a également attiré les touristes algériens qui sont de plus en plus nombreux à le visiter chaque année. «La valeur du dinar n'a pas baissé»L'économiste a appelé les autorités publiques à développer une stratégie pour promouvoir le patrimoine culturel à l'intérieur et à l'extérieur du pays. «Nous avons des régions magnifiques tel que le Grand Sud et la wilaya de Constantine, capitale de la culture arabe qui valent le coup d'être visités», a-t-il dit.L'expert a également relevé un manque de confiance au sein des acteurs économiques. «Les investisseurs ne font pas confiance à leurs idées ni à la monnaie algérienne alors qu'ils ont tout pour réussir». Interrogé sur la chute du dinar, M. Benkhalfa a répondu que la valeur du dinar n'a pas baissé, mais c'est celle du dollar qui a augmenté.«Quand la valeur d'une monnaie augmente, les autres monnaies baissent automatiquement», a-t-il expliqué, citant comme exemple 'euro qui s'échangeait contre 1,4 dollar avant de baisser à 1,1 dollar lorsque le dollar s'est apprécié.


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