Constantine - A la une

Négligence ou problème technique '



Les incidents se suivent mais ne se ressemblent pas pour Air Algérie. Le dernier en date remonte à peine à mardi dernier lorsque l'armée de l'air française a fait décoller un avion de chasse (Mirage 2000) pour intercepter un appareil algérien qui ne répondait pas au contrôle aérien. "Au large de Marseille, un Boeing 737 assurant la liaison commerciale entre Constantine et Lyon-Saint-Exupéry a cessé de répondre au contrôle aérien français, alimentant le doute sur les intentions de l'équipage", explique l'armée de l'air française sur son site internet précisant que "l'équipage du Mirage 2000 a pu s'assurer que le comportement douteux n'avait pas d'autre origine qu'un manquement à l'obligation de l'équipage du Boeing, de maintenir un dialogue constant avec les aiguilleurs du ciel". Une version complètement récusée par la direction d'Air Algérie qui, après avoir fait fi de l'information, s'est retrouvée dans l'obligation de s'expliquer suite à cette publication qui a mis le pavillon national dans une situation de gêne extrême. Aussi, Air Algérie par le biais de Toubal Seghir, en sa qualité de chef de division des affaires générales, a soutenu que "l'avion d'Air Algérie a été normalement transféré sur la fréquence du contrôle aérien français qui a donné un code radar et l'a autorisé à opérer directement vers un point de navigation". "Mais, précise la source algérienne, depuis cet appel, l'équipage n'a reçu aucun autre appel du contrôle aérien français jusqu'au moment où un avion d'une compagnie aérienne étrangère opérant dans le même espace a contacté notre équipage sur la fréquence de secours lui demandant d'entrer en contact avec le contrôle aérien français". Il est, d'ailleurs, précisé que "l'avion algérien a suivi normalement son plan de vol et sans déviation de trajectoire". Prenant contact, donc, avec le contrôle aérien français, ce dernier informa l'équipage algérien qu'"une procédure d'identification a été initiée par les militaires français par l'envoi d'un chasseur". Toubal Seghir a fait savoir aussi que "l'équipage demeure en toute circonstance à l'écoute sur deux fréquences : la fréquence de contrôle aérien de la zone où se trouve l'avion, ainsi que la fréquence unique de veille et de secours utilisée par les pilotes et les contrôleurs aériens et également par les militaires en cas de problème sur la fréquence de travail". Or, affirme-t-il, "à aucun moment, l'équipage de notre vol n'a pas reçu d'appel sur cette fréquence de secours prévue justement pour ce cas". De plus, Air Algérie a mis à la disposition des services de contrôle aérien civils et militaires des contacts avec la direction du Centre de contrôle des opérations (centre de suivi permanent des vols) qui a aussi pour charge de communiquer toute situation particulière permettant de maintenir le contact entre les équipages en vol et les responsables au sol via un système de communication propre par message écrit, poursuit la même source. Dans ce cas précis, "le Centre de contrôle des opérations d'Air Algérie (CCO) n'a jamais reçu d'appel de la part du service aérien civil ou militaire pour lui signifier ou l'informer d'une perte de communication avec ce vol", précise M. Toubal. Mais alors, que s'est-il passé ' S'agit-il d'un problème technique ou d'une négligence humaine ' Seule l'enquête enclenchée à cet effet pourra le déterminer. Raison pour laquelle, d'ailleurs, Air Algérie a demandé la transcription des messages radio entre l'avion et les services de contrôle aérien.Nabila Saïdoun
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