
Le secrétaire général du mouvement Ennahda était, hier, à Constantine, où il a eu à installer la commission électorale du parti pour la wilaya. Une sortie publique saisie comme une opportunité pour s'exprimer sur les dossiers et questions qui font l'actualité. Et en premier chef, le désormais feuilleton Tebboune.Sollicité pour avoir son appréciation du conflit opposant le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, au président du Forum des chefs d'entreprise (FCE), Ali Haddad, Mohamed Douibi estimera qu'il s'agit de règlements de compte dont les Algériens ne devraient pas être les otages. "On ne veut pas être otages des règlements de compte. La priorité, aujourd'hui, ce sont les dangers qui menacent la sécurité de notre pays aux frontières et les problèmes socioéconomiques auxquels il faudrait trouver des solutions, si on ne veut pas pousser le peuple dans la rue." Une réaction prudente, faut-il le faire remarquer.En revanche, le SG d'Ennahda sera moins réservé sur d'autres questions. Ainsi, concernant la nouvelle feuille de route du gouvernement pour faire face à la crise économique qui frappe le pays, notamment en matière d'investissements, le secrétaire général du parti Ennahda a estimé que "l'investissement est un droit de tout opérateur économique, encadré par les lois et la réglementation. L'investissement n'est pas forcément synonyme de corruption. Une politique de bonne gouvernance, un respect de la loi et une indépendance de la justice mettront un terme à toute tentative de corruption". Abordant le volet élections et liberté des médias, le secrétaire général d'Ennahda a jugé "indispensables" non seulement la révision de loi de l'information, mais également la loi sur les élections et des partis politiques. Mais il s'agit, entre autres, comme il l'a souvent revendiqué, de l'accès au fichier électoral, ainsi que de l'accès à la commission électorale communale où sont récoltés les chiffres et résultats avant leur remise aux partis. Lors de sa conférence de presse, Mohamed Douibi s'est également exprimé sur la cessation de parution du journal La Tribune, dont des actionnaires ont déposé le bilan il y a quelques jours. Il a estimé que le pouvoir en est en partie responsable. "La Tribune est une grande perte pour la presse ainsi que pour la classe politique", dira-t-il, ajoutant que "la fermeture de ce quotidien après sa mise en faillite est la conséquence de l'actuelle loi sur l'information". Mohamed Douibi a plaidé pour la révision de l'actuelle loi sur l'information. "Cette loi doit être revue pour garantir une liberté dans la gestion des sociétés dans le secteur de l'information et de la communication." le SG d'Ennahda n'a pas évoqué, cependant, la perspective de regroupement des partis islamistes. C'est à croire qu'il n'est pas enthousiasmé par le projet.Souheila BETINA
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Souheila BETINA
Source : www.liberte-algerie.com