Cruelle déception pour les Constantinois qui n'oublieront pas de sitôt la saison 2012/2013 avec cette relégation du MOC qui signe en quelque sorte la fin d'une époque, celle du bricolage, de la gabegie et de l'improvisation.
De mémoire de Mouloudéens, le MOC ne s'est jamais trouvé dans pareille situation et au terme d'une saison calamiteuse, la plus mauvaise depuis sa création, il vient de composter son billet pour la division amateur. La grève d'un mois observée en novembre dernier par l'équipe fanion en pleine compétition a débouché sur des conséquences difficilement surmontables. Latrèche parti, le fidèle Mechehoud, l'enfant du club de toujours, a été appelé à la rescousse pour la suite de la compétition. Malheureusement, face au déficit physique flagrant des joueurs en tous points de vue et aux conditions de jeu de la phase retour où la compétition s'était durcie tant sur les aires de jeu qu'en dehors et où le travail de coulisses a, comme de coutume, fait le reste, le brave Youcef n'a pu faire grand-chose pour sauver les Bleu et Blanc de la relégation. La mission de sauvetage s'était donc avérée des plus difficiles sinon impossible et voilà que la dernière contre-performance concédée at home face à l'O Médéa a sonné le glas de cette équipe constantinoise, sous les feux de la rampe depuis longtemps non pas pour ses performances sportives, mais bien plus par les «tribulations» d'un certain «exprésident- directeur général», Kamel Madani, pour ne pas le nommer. Ce personnage, en l'absence totale et inexplicable du conseil d'administration, fera «main basse» sur le Mouloudia en décidant de tout. N'est-ce pas lui qui a fait le recrutement d'intersaison et qui a promis l'accession aux supporters mouloudéens avant l'entame du championnat ' Face à l'échec de sa «politique», la grogne sans cesse croissante des supporters et de crise en crise, Madani avait toujours su manœuvrer face à l'«opposition» au lieu d'assumer les responsabilités de… l'échec. La situation devient de plus en plus intenable et c'est l'image du MOC qui se dégradera davantage au fil des contre-performances jusqu'à cette fin de phase aller, où l'ancien président Abdelhak Demigha, que les supporters n'ont cessé de réclamer à cor et à cri pour un retour à la tête du club, a fait part de son accord de revenir. L'ancien patron du MOC des années 90 a tendu une main au Mouloudia et à ses supporters, pour les aider à sortir de cette mauvaise passe et redorer le blason terni des «Ouled Benbadis». Le changement tant réclamé par le public aura finalement lieu, mais la réalité était là, car il fallait une thérapie de choc pour que le MOC se relève et réalise un véritable miracle. Dos au mur, Demigha savait qu'il ne jouait pas sur du velours étant donné que la situation du MOC était telle, que les plus fidèles de ses fans nourrissaient de sérieuses craintes pour son avenir. Les jours passèrent et avec ce changement, les supporters des Blancs retrouvent de nouveau l'espoir, notamment avec le retour de l'entraîneur Youcef Mechehoud, l'enfant du club qui aura la lourde tâche de réaliser ni plus ni moins le maintien en fin de parcours. Les Mocistes semblaient donc bien «outillés» pour continuer la phase retour sous de bons auspices et espérer revoir très vite la vie en rose, même si le chemin n'était pas facile mais plutôt parsemé d'embûches. Pour l'entraîneur Youcef Mechehoud, l'espoir de sauver le MOC demeurait. «Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir, tout simplement. Nous allons jouer nos chances jusqu'à la dernière minute du championnat, et nous sommes conscients que tous les matchs qui restent seront de véritables matchs de coupe», ne cesse-t-il de marteler à chaque sortie médiatique. Et d'ajouter : «Tout le monde sait que nous avons pris en main l'équipe dans une situation catastrophique. Mais, pour le moment, tout se passe bien avec les dirigeants, et les joueurs n'ont plus de problème, sauf le manque de compétitions qui se ressent encore. Il faut un temps pour retrouver le rythme et ce temps, malheureusement, n'est pas en notre faveur. Nous tenterons de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour sauver le club de la relégation. Et si cela arrive, on verra un autre MOC l'année prochaine.» Mais les choses étaient tellement «pourries» au sens propre comme au figuré, que le travail de sape qui avait visé les joueurs afin de les amener à détester leur équipe, avait porté ses «fruits». Sinon, comment expliquer l'attitude de ceux-ci dont le comportement sur le terrain qui avait tendance à s'inscrire dans la permanence, était intolérable au point d'errer comme des âmes en peine, notamment lors des rencontres décisives ' Les «productions» à la limite du burlesque et du tragicomique face au SA Mohammedia, l'ASM Oran et vendredi passé face à l'O Médéa, sont l'illustration parfaite d'étranges «ratages» ayant mis fin à des illusions entretenues depuis un certain temps par ceux à l'optimisme démesuré. Mais n'est-ce pas là une juste «récompense» pour la gabegie, l'improvisation érigées en vertu par des personnes en mal de notoriété, qui ont véritablement pris en otage le club au point d'en faire une «chasse gardée» et surtout une «propriété privée». Aveuglées qu'elles étaient par le «pouvoir», ces personnes se sont avérées les fossoyeurs d'un club prestigieux de la dimension du MO Constantine, embarqué de force sur une frêle embarcation sur le point de couler, qu'elles abandonneront au beau milieu d'une tempête en plein océan ! Triste sort donc pour un Mouloudia qui a du mal à compter sur ses propres «enfants» au moment où ceux, illégitimes, l'ont mené là où il ne fallait pas. Quel gâchis !
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdou B
Source : www.lesoirdalgerie.com