Plus d'une centaine de travailleurs et d'hospitalo-universitaires de plusieurs établissements de santé de Constantine, dont la majorité du CHU Benbadis, de la cité El-Bir, d'El-Khroub, de Didouche-Mourad et de l'hôpital psychiatrique de Djebel Ouahch, ont organisé, hier lundi, dès 9h, une marche pacifique au centre-ville avec comme mots d'ordre le départ du directeur de la santé publique de Constantine, El-Aïd Belakhdime, qui serait, selon les marcheurs, "à l'origine de l'état catastrophique du secteur de la santé dans la wilaya de Constantine". Les manifestants se sont regroupés aux premières heures de la matinée sur la place de la Pyramide d'où ils ont entamé leur marche.Ils ont scandé, en sillonnant les grandes artères de la ville, des slogans hostiles au DSP de Constantine. "Nous demandons le départ immédiat de ce responsable", affirme un infirmier du CHU de Constantine. De leur côté, plusieurs travailleurs des établissements sanitaires d'El-Khroub et de la cité El-Bir, notamment, ont également revendiqué le départ des deux directeurs d'établissement cités en raison "du manque de professionnalisme, d'abus de pouvoir et aussi des conditions de travail lamentables dont souffre le personnel". Les manifestants se sont ensuite dispersés dans le calme, après avoir organisé un sit-in de quelques minutes devant la direction de la santé de la wilaya. Ils ont menacé de paralyser tous les établissements de santé de la wilaya si leurs revendications ne sont pas prises au sérieux par les responsables.
En outre, et selon une source proche de la DSP de Constantine, "ce mouvement de protestation aurait été instrumentalisé par M. Benyasâad, le directeur du CHU Benbadis de Constantine, car la plupart des manifestants travaillent au CHU. Ce mouvement intervient après les multiples visites d'inspection effectuées au CHU et dont le rapport est accablant pratiquement dans tous les services de l'hôpital, notamment en ce qui concerne l'hygiène, la conservation des médicaments et de la nourriture, sans parler du manque criant et permanent du matériel médical et du problème de la surcharge de travail, et ce, en dépit du budget colossal alloué chaque année à cet établissement".
Ines Boukhalfa
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ines BOUKHALFA
Source : www.liberte-algerie.com