Sauf à croire à une simple loi des séries qui impose, soudain, sa logique implacable, les récentes affaires de corruption à Constantine -éventées, coup sur coup, ces derniers jours, par les services compétents-, encombrent trop et en nombre les devants de la scène locale, pour ne pas susciter des interrogations en tous genres, laissant penser que le phénomène est, sans doute, d'une amplitude plus grande encore. Le fait est que, dans le courant de la seule semaine dernière, ce sont deux cas d'espèces qui ont été traités par les éléments de la police judiciaire de la sûreté urbaine et dont les protagonistes, entre mis en cause et victimes, sont des fonctionnaires de l'administration et des commerçants. Le dernier en date, selon les informations délivrées, ce jeudi dernier, par le chargé de la communication de la direction de la sûreté de wilaya, a eu pour théâtre le marché de gros du «Polygone» et où l'administrateur de cet important site commercial, le nommé B.M, âgé de 44 ans a été pris par les agents de la police judiciaire du 7e arrondissement, en flagrant délit de corruption et cela à la suite d'une plainte déposée à son encontre par un commerçant, auquel il aurait exigé la somme de 8 millions de centimes pour lui octroyer un stand au sein de la structure au titre d'une location. La souricière qui lui été tendue a permis de le confondre en possession des billets de banque de 1.000 DA qui avaient été photocopiés avant de les lui être remis, à l'intérieur même du marché, par le commerçant en question. Appréhendés sur place, l'administrateur et son complice, un employé de ladite structure, le nommé A.M, 52 ans, ont été déférés devant le procureur de la République près le tribunal correctionnel de Ziadia qui les a placés en détention provisoire. Pour rappel, l'autre cas apparu dans le bilan de la sûreté de wilaya, et dont nous nous sommes fait l'écho, ce jeudi dernier (cf «Le Quotidien d'Oran n°4009) concernait un fonctionnaire des impôts, exerçant à la recette des contributions diverses de la cité des Mûriers, qui a été arrêté, lundi passé, en flagrant délit de corruption et écroué. C'est un scénario identique et dans les mêmes conditions qui ont permis de le confondre, à la suite de la plainte déposée, à son encontre, par un contribuable, le nommé Z. Abderrahmane auquel les contributions diverses exigeaient le payement de 320.000 DA. Pour régler le contentieux et délivrer des documents fiscaux que le commerçant avait sollicités auprès de cet organisme, le fonctionnaire aurait réclamé une «dîme» de 10.000 DA. Les mis en cause présumés dans ces deux affaires, seront présentés et jugés aujourd'hui, apprend-on, de source judiciaire dans le cadre de la procédure des flagrants délits au tribunal correctionnel de Ziadia. Sur le registre des vols par effraction, c'est une bande de malfaiteurs composée de 3 jeunes gens: B.A, 19 ans, Z.A, 21 ans et A.B, 19 ans dont le théâtre des opérations se concentrait dans les rues Ben M'hidi et Mellah Slimane (Souika) qui ont été appréhendés par les éléments de la police urbaine du 15e arrondissement, à la suite d'une série de casses avec pour cibles, notamment, un laboratoire d'analyses, un taxiphone, un magasin de tissu, des bains-douches, etc. Une partie du butin a été récupérée en même temps que l'outillage, (pied de biche, marteaux, tenailles, etc.) qui leur permettait d'opérer. Les 3 mis en cause ont été déférés devant le procureur de la République près le tribunal de Ziadia qui les a placés sous mandat de dépôt. A noter que les sites touristiques du boulevard de l'Abîme et du Monument aux Morts sont devenus des lieux privilégiés pour des actes d'agression et de voies de faits. C'est ainsi qu'une bande constituée de 3 jeunes: BS, 21 ans, D.P et L.A tous deux âgés de 17 ans, a été neutralisée suite à l'agression commise sur une jeune fille de 16 ans, frappée et dépouillée d'un portable. Le jeune B.S a été mis en détention provisoire alors que ses deux acolytes mineurs ont été placés dans un centre de rééducation spécialisé. Sur le front des retraits de permis, enfin, les chiffres communiqués par la cellule de communication de la sûreté de wilaya ont atteint, cette semaine, des records culminant à près de 2.257 retraits sans compter un nombre indéterminé de mises en fourrière de véhicules.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : K B
Source : www.lequotidien-oran.com