Constantine - Revue de Presse

Malaise chez les pharmaciens

Le Syndicat national des pharmaciens d'officine (SNAPO) de Constantine a organisé, jeudi dernier au CNFPH de Constantine, une «journée pharmaceutique» placée sous le thème: «Le pharmacien d'officine: exercice et relation professionnelle». S'inscrivant dans le programme d'action initié par le bureau national de ce syndicat, cet événement a été axé sur la clarification des textes réglementaires qui régissent l'exercice de l'officine ainsi que les nouvelles dispositions sur l'inspection de la pharmacie et les rapports des pharmaciens avec les caisses de sécurité sociale (CNAS, CASNOS). Selon M. Boufama, vice-président du bureau national, l'organisation des ces journées dans différentes régions du pays permettra de mettre à niveau les pharmaciens et de discuter des problèmes que vit la profession. Animée par une exposition qui a réuni seize opérateurs en médicaments et des représentants de laboratoires pharmaceutiques venus de plusieurs régions, la journée a valu par les cinq communications faites par des spécialistes en la matière ainsi que des juristes et des représentants des caisses de sécurité sociale partenaires du SNAPO dans le cadre de conventions, ainsi que par les débats qui les sont suivies lesquels ont permis aux nombreux participants, essentiellement des pharmaciens, de faire un état des lieux de la profession et de faire part de leurs préoccupations. Ainsi, sur le sujet de l'inspection de la pharmacie, mission régie par un décret et dévolue aux directions de la Santé et de la Population, on a relevé que les praticiens-inspecteurs ne possèdent pas souvent la qualité de pharmaciens spécialisés prévue par les textes. Le problème est d'actualité et les pharmaciens se sont plaints de dépassements de ces inspecteurs qui ne possèdent pas beaucoup de connaissance en la matière. Dans ce cadre, la réglementation stricte qui régit la profession a fait l'objet d'une seconde communication qui a traité du «le pharmacien et la loi» pour permettre un exercice de la profession respectueuse de la législation en vigueur. Un représentant de la CNAS, intervenant à son tour, a parlé de la carte «Chiffa», opération dans laquelle le pharmacien est impliqué par le biais du conventionnement. C'est le même système auquel vient d'adhérer la CASNOS dont le représentant a révélé qu'après plusieurs années de réflexion, son organisme a décidé de suivre l'exemple de la CNAS en ouvrant le conventionnement au privé et, dans ce cadre, il vient d'entamer l'étape préliminaire. Enfin, la communication attendue par les pharmaciens était celle donnée par un représentant du syndicat national qui a dressé un bilan des gros dossiers sur lesquels travaille le SNAPO à longueur d'année et parlé de l'état d'avancement des revendications des pharmaciens d'officine. «Le dossier n°1 est représenté par la question des marges bénéficiaires, a déclaré en marge de la rencontre M. Boufama. Sur cette question, je vous dirais tout de suite que les négociations avec les pouvoirs publics piétinent alors que le pharmacien ne cesse de revendiquer la révision à la hausse des marges bénéficiaires.» «Le SNAPO n'a pas cessé, pourtant, d'interpeller les secteurs concernés pour la prise en compte de nos revendications», a-t-il été soutenu. A propos du second chantier de travail, à savoir celui du conventionnement avec la CNAS, le vice-président du SNAPO constate avec satisfaction que les relations avec cette caisse sont devenues plus fluides par le fait que les contacts sont permanents entre les deux partenaires pour régler les difficultés au fur et à mesure de leur apparition. Interrogé sur les avertissements adressés dernièrement par la direction de la Santé et de la Population de Constantine à une soixantaine de pharmaciens, M. Henni, membre du Conseil national de la SNAPO, a révélé qu'il y a eu 32 annulations parmi les 64 établis. «Doit-on comprendre que les griefs portés contre ces pharmaciens étaient infondés ?», s'est-il interrogé. «C'est une mesure qui nous laisse perplexes», ajoute-t-il. «Comment peut-on se permettre de dresser en même temps une soixantaine d'avertissements pour arriver, en fin de compte, à en annuler la moitié ? Nous pensons, pour notre part, qu'on ne peut pas concevoir une DSP sans pharmaciens inspecteurs. Certes, l'inspection est une nécessité mais on n'arrive pas à comprendre l'avalanche d'opérations de contrôle qui tombe promptement et qui suscite beaucoup de questions. Est-ce que cela ne constitue-t-il pas le prélude à une remise en cause de la configuration actuelle de la distribution de détail dans le domaine du médicament ?», conclut le responsable de la SNAPO qui signale que ce problème provoque un malaise au sein de la corporation.
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Les vrais réformes c'est de changer de ministre!
HLIMA DJEDDY - medecin DSP - tlemcen
11/04/2008 - 1147

Commentaires

Bravo pour le snapo de CONSTANTINE si ce n'est l'invitation déclinée par l'administration centrale de la santé car se sachant assise sur les lois et réglements de la république.Son excellence MR LE PRESIDENT A VOULU DES REFORMES pour la modernisation ,la meilleure prise en charge sanitaire du citoyen malade et celle du citoyen prestataire de service dans le système de santé.Depuis que MONSIEUR LE PRESIDENT est aux commandes de ce pays ,il n'a pas arreté de crier au respect des lois,des delais.ET QUE FAIT LE MINISTERE DE LA SANTE ? Le ministére harcèle le pharmacien en nspections anti réglementaires au lieu de parer à toute les pénuries en signant les programmes d'importations dans les délais (le pharmacien et les malades sont les otages de ce mépris) et si le président prenait connaissance de cette histoire? On n'a pas le droit de mépriser des medecins,des pharmaciens pour le seul motif que nous faisons des réformes.Les réformes c'est d'abord respecter les lois(même si on est ministre)
ABOUD'FORCE - PHARMACIENS - CONSTANTINE
11/04/2008 - 1146

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