Selon le chef du service de neurologie au CHU de Constantine, Fakraoui Boubakr Seddik, dans un entretien sur les ondes de la radio de cette ville, «le problème de la maladie de Parkinson se situe dans le processus de diagnostic précoce et la plupart des patients tardent à consulter un médecin». Maladie neurodégénérative «la plus fréquente», le Parkinson «touche 1% des personnes de plus de 65 ans» et «peut toucher les jeunes entre 30 et 40 ans», ajoute l'intervenant qui conseille de consulter en neurologie pour «faciliter le diagnostic et accélérer la prise en charge».Dans ses explications de la maladie de Parkinson, il l'a décrite comme un «manque de dopamine dans le cerveau causé par la mort des cellules responsables de la production de cette substance». «Il y a environ 20 ans, on a découvert entre 19 et 20 facteurs génétiques responsables de la maladie de Parkinson. Il existe d'importants facteurs environnementaux dont la pollution résultant de l'utilisation de pesticides et d'engrais», dit-il encore, tout en conseillant de laver «légumes et fruits et, si nécessaire, retirer complètement la peau».
Selon lui, «l'anxiété et le stress constant peuvent causer la maladie de Parkinson» dont les «symptômes sont moteurs (faiblesse de l'odorat, difficultés de vision, une lourdeur dans l'exécution des mouvements, en particulier au moment de se lever) et non moteurs». L'un des «symptômes apparents» de la maladie «est le tremblement du corps».
«Dès l'apparition des symptômes, il convient de consulter rapidement un médecin car c'est une étape importante dans l'organisation du protocole thérapeutique. Au cours du développement de la maladie, les symptômes qui se trouvaient d'un côté du corps se déplacent de l'autre côté, deviennent bilatéraux et augmentent considérablement. La perte d'équilibre et le manque de contrôle des mouvements apparaissent avec le développement des symptômes», explique encore le chef du service de neurologie au CHU de Constantine.
Décrivant «la dernière étape du développement de la maladie de Parkinson», la cinquième, selon lui, il évoque l'apparition de la «démence», et avant cela, «de graves difficultés à mâcher, ce qui provoque un amaigrissement et une perte de poids». Il note que le «tremblement ne signifie pas la maladie de Parkinson et est parfois associé à des troubles thyroïdiens». D'où l'intérêt, dit-il, d'un «diagnostic précoce» pour augmenter les «chances de guérison» et de «coexistence avec la maladie pendant une période de 15 à 20 ans sans symptômes visibles».
Et de souligner «la rationalisation dans la prise de ses médicaments, et le médecin est le seul habilité à prescrire le médicament et en quantité indiquée», rappelle-t-il, avant de noter qu'il existe actuellement «une pénurie de certains médicaments» pour cette maladie. Quant au «traitement chirurgical», il est une «partie importante du processus de rétablissement de la maladie de Parkinson et aide le patient à devenir autonome», précise l'invité de radio Constantine.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R N
Source : www.lequotidien-oran.com