Rencontrée dernièrement au centre culturel M'hamed Yazid, dans la commune d'El Khroub, à Constantine, dans le cadre de la Manifestation traditionnelle constantinoise, Lamia Messouaki est une couturière bourrée de talent. C'est du moins ce qui ressort de ses tenues traditionnelles exposées à cette occasion.
Lamia Messouaki est une jeune couturière qui s'est très tôt intéressée à la tenue traditionnelle féminine, surtout constantinoise. Partant des canons traditionnels admis dans les modèles anciens, elle a créé ses propres prototypes, y ajoute ou enlève un accessoire, en invente d'autres, innove dans la couleur, le mode de broderie, les formes, les tons, etc. «Les femmes ont tendance à revenir aux modèles anciens ; beaucoup commandent des gandouras plus classiques, par nostalgie de ce qu'elles considèrent être le savoir-vivre de nos mères et grands-mères», nous confie-t-elle.
Elle connaît toutes les étapes à suivre, notamment le protocole du trousseau de la mariée, les couleurs requises selon la circonstance, etc. En douze ans de travail sans relâche, elle a su se faire une clientèle parmi les dames les plus huppées. Elle fait de tout : de la broderie d'or sur velours, du surpiqué, du perlage sur soie et satin, de la couture. Elle réalise également des garnitures de lit, de draps finement brodés, de couvre-lits piqués de fleurs de satin, de coussins et jetées brodés' Bref, elle est infatigable ! Elle avoue travailler sans relâche. «Ce métier, qui est devenu ma passion, exige beaucoup de sacrifices et ma principale qualité est la patience», ajoute-t-elle.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farida Hammadou
Source : www.elwatan.com