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LUTTE ANTITERRORISTE



LUTTE ANTITERRORISTE
Mois de référence, quand on se rappelle les terribles années quatre-vingt-dix, le Ramadhan sur le plan de la lutte antiterroriste est marqué, depuis plusieurs années maintenant, par une maîtrise du terrain presque intégrale de la part des détachements de l'ANP, au nord du pays, dans les contrées où la présence de groupes persiste malgré tout, comme au Sud où règne une très instable conjoncture sécuritaire chez nombre de nos voisins du Sahel et à l'Est, aux frontières avec la Libye.A l'entame de la dernière décade de ce mois de Ramadhan 2017, elles ne sont sans doute pas de la même ampleur que ces opérations qui ont marqué le cours du mois de Ramadhan de l'année dernière, avec notamment cette impressionnante offensive menée pendant plus de dix jours dans le massif de Rouakeche, dans la commune de Baâta au nord de Médéa, qui avait vu l'ANP anéantir un groupe de 14 terroristes, quelques semaines à peine après en avoir fait de même avec un autre groupe, pris de toutes parts dans la forêt d'Errich, dans la périphérie de la ville de Bouira.Des opérations impressionnantes qui illustraient d'ailleurs parfaitement le rapport de force durant une année 2016 qui restera comme une des plus marquantes dans la suite de la lutte antiterroriste de l'après-décennie noire. C'est en fait comme une autre guerre qui est menée aujourd'hui à ces fameux résidus des groupes terroristes qu'évoquent les discours officiels. Une autre guerre où le renseignement est en train de donner une tournure que les groupuscules en activité n'attendaient pas, comme l'indique l'opération de la semaine dernière à l'issue de laquelle trois terroristes ont été arrêtés à la nouvelle ville Ali-Mendjeli de Constantine après qu'ils eurent été préalablement identifiés. Une triple arrestation qui met fin à l'aventure du groupe ayant longtemps activé dans la capitale de l'est du pays et qui s'était mis dans l'idée de prendre le relais de Jund al-Khilafa au nom de l'Etat islamique.C'est donc un mois de Ramadhan où «l'exploitation efficiente de renseignements», comme le soulignent les communiqués émis ces derniers temps par le ministère de la Défense, a ainsi permis, dans l'après-midi de jeudi, à un détachement de l'ANP, en patrouille près de la ville de Tamanrasset, la mise hors d'état de nuire de deux terroristes et la récupération d'un véhicule tout-terrain à bord duquel ont été récupérés deux fusils mitrailleurs FMPK et une importante quantité de munitions.On rappellera que c'est également à Tamanrasset, dans la localité de Silet plus précisément, que la toute première opération de ce mois de Ramadhan a été menée par l'arrestation de trois terroristes et la récupération d'une kalachnikov, un fusil semi-automatique Simonov et des munitions. Jeudi donc, le déploiement de l'armée a été fatal non seulement à deux terroristes, mais également à plusieurs personnes soupçonnées de faire partie de réseaux de soutien à Skikda, Blida et Oran. Des arrestations qui intervenaient vingt-quatre heures après l'interpellation de deux individus, l'un à Tizi-Ouzou et l'autre à Constantine, présumés eux aussi membres de réseaux de soutien. Ce sont en tout pas loin d'une quinzaine de personnes arrêtées pour ce dernier motif, parmi lesquelles les cinq individus qui l'ont été à Tébessa au lendemain de l'arrestation de trois terroristes à Bir-el-Ater qui ont reconnu être les auteurs de la pose de la mine artisanale qui a explosé lors du passage d'une patrouille militaire le 2 juin, le même jour où les recherches engagées après l'attaque contre les gendarmes au pied d'un barrage à Larbaâ ont abouti à l'élimination de deux terroristes, Charef Abderrahmane alias El-M'sili, et Nouari Mohamed Bachir, au nord de Bougara, dans la wilaya de Blida.C'est donc une dernière décade du mois sacré qui est entamée à l'image des mois de Ramadhan où la situation sécuritaire, depuis quatre ou cinq ans, était marquée par le rétrécissement des facultés de mouvement et de nuisance des groupuscules terroristes notamment dans leurs territoires de prédilection, le triangle constitué des wilayas de Tizi-Ouzou, Bouira et Boumerdès, et les contrées du Grand Sud du pays notamment les localités situées près des frontières sud-est où l'armée a conduit de retentissantes opérations surtout ces deux dernières années où, lorsque ce n'étaient pas des incursions sur le territoire national qui étaient annihilées, c'étaient des quantités d'armes, parfois hallucinantes, sur lesquelles les patrouilles de l'armée, particulièrement affectées à la surveillance des frontières, mettaient la main. Ainsi, il paraît loin le temps où, à la veille du mois de Ramadhan, les pires craintes étaient ouvertement émises, et des plans de sécurisation mis en branle un peu partout pour contrer toute velléité de tentative des groupes terroristes de semer la mort.La donne n'est plus la même, c'est une certitude, mais de douloureux souvenirs, dont celui de l'embuscade tendue le jour même de l'Aà'd el-Fitr d'il y a deux ans à un détachement de l'ANP à Aà'n Defla, sont encore bien frais pour inciter à ne pas se relâcher.
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