La secrétaire générale du Parti des travailleurs a inauguré hier la campagne électorale des locales du 29 novembre de sa formation, à partir de la wilaya de Constantine. Elle dira que sa formation participera aux élections dans les 12 Assemblées populaires communales (APC), en sus bien sûr de l'Assemblée populaire de wilaya (APW) à Constantine. Et de préciser, lors son meeting tenu au palais de la culture Malek Haddad, que tous les candidats de son parti dans la ville des ponts mais aussi dans tout le pays sont des adhérents avec carte et cotisations, avant de fustiger certaines formations politiques qui ont recouru sans vergogne au phénomène de la «chkara». Et de poursuivre en considérant que c'est là une menace grave de décomposition politique du pays. Et de dénoncer «cette intrusion de l'argent sale dans les élections de cette fin du mois de novembre, qui va tout polluer, car beaucoup de partis», sans les nommer, «ont recouru à ce procédé pour boucler leurs listes électorales et des postulants ont acheté leurs candidatures, dans l'objectif d'être peut-être sénateurs plus tard». Et de marteler ensuite «nos listes à nous sont propres». Et d'inviter les militants de son parti à ne pas manquer de faire des sorties sur le terrain pour un travail de proximité pour l'avènement d'un front intérieur de résistance contre la décomposition politique. Ce front aura également à résister contre les pressions étrangères, américaines et françaises, qui veulent impliquer l'armée algérienne dans le bourbier malien, et la récente visite de la secrétaire d'Etat des USA en est la preuve, notera-t-elle. Concernant le prêt de 5 milliards de dollars accordé au FMI, Louisa Hanoune s'est inscrite contre, parce que ce fonds est à l'origine de plusieurs maux qui ont touché le pays, d'une part, et que cet argent sera plus utile pour augmenter les budgets de certains secteurs, à l'instar de la santé, de l'industrie, de la pêche, etc. qui en manquent terriblement et qui ont été paradoxalement réduits cette année. Et d'avertir que le contexte politique dans lequel se dérouleront les élections locales sera des plus exécrables, d'où il y a lieu de s'attendre à de l'anarchie, des manipulations et des provocations. Et le travail de proximité en direction des citoyens est le seul rempart pour défendre les intérêts des travailleurs et du pays, arracher des droits et résister aux pressions étrangères. Car l'Etat ne peut y faire face efficacement, s'il n'est pas soutenu fortement par un mouvement populaire.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : El Abci
Source : www.lequotidien-oran.com