Pendant les dernières 48 heures où la pluie et surtout le brouillard ont
rendu la circulation routière difficile, au niveau de la protection civile,
contactée, on ne signale «aucun incident majeur. Pour l'instant, les équipes
d'intervention n'ont reçu aucun appel de secours». De même, le trafic aérien
est «normal», selon la direction de l'aéroport Boudiaf qui confirme que tout se
déroule normalement sans aucune perturbation. Les routes enfin sont encore
libres et aucune coupure ou incident notable n'est signalé par la gendarmerie.
Mais le tableau n'est pas reluisant pour autant. En effet, dès la moindre chute
de pluie, toute la zone de Sissaoui, sur le tronçon Constantine-El-Khroub, se
retrouve littéralement engloutie sous l'eau, causant de la sorte de gros soucis
à tous les riverains (près de 5.000 habitants), mais plus particulièrement aux
écoliers, aux étudiants et travailleurs qui attendent sous la pluie un moyen de
transport assez rare au niveau de cette importante agglomération. En effet, sur
une longueur de plus de 50 mètres, et s'étalant sur la rive droite de la cité,
l'eau atteint et dépasse parfois les 20, voire 25 centimètres de hauteur.
Avec le dernier bulletin météorologique spécial (BMS) qui annonce un
week-end très pluvieux, les choses risquent de s'aggraver et ce tronçon routier
risque de devenir encore plus impraticable, voire dangereux, d'autant plus
qu'une nouvelle trémie vient d'être installée à ce niveau et que les poids
lourds et les cars de transports en commun sont à ce niveau les maîtres absolus
de la chaussée.
Contactés par nos soins, les responsables de la SEACO (Société des eaux
et d'assainissement de Constantine) avouent connaître parfaitement la situation
et précisent à ce sujet «que les avaloirs à ce niveau sont plus hauts que la
chaussée, et de ce fait ne remplissent pas leur rôle». Ils promettent donc de
prendre en considération ce dossier afin de le régler au plus vite. Ici les
riverains ne savent plus à quel organisme s'adresser mais ils ont bon espoir,
disent-ils, d'être écoutés. Pour le moment et face à une situation d'urgence,
la SEACO annonce qu'elle pourrait utiliser ses hydrocureurs pour aspirer toutes
ces eaux qui empoisonnent la vie des riverains de la cité Sissaoui. En
attendant le règlement de cette situation pour le moins dramatique, les jeunes
ont recours au «système D» en plaçant comme ils peuvent de grosses pierres qui
leur permettent de traverser la chaussée sans trop de désagréments.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Rahmani A
Source : www.lequotidien-oran.com