
Certains cas pourraient être traités et relogés dans le cadre du logement social.La guerre est déclarée aux bidonvilles dans la wilaya de Constantine, à en croire un communiqué de presse, émanant du cabinet du wali et annonçant une large opération de démolition de bidonvilles, touchant aussi ceux évacués et ensuite réoccupés. Pas moins de 164 baraques ont été rasées cette semaine sur les sites de Fellahi 1 et Fellahi 2, à Ziadia, et ce, avec la couverture des forces de sécurité dont la présence est censée repousser tout débordement de la part des contrevenants.Ces sites, dont les occupants ont bénéficié de logements neufs à Ali Mendjeli, ont été réoccupés par les enfants et proches parents des bénéficiaires, qui revendiquent des logements en usant du chantage classique : un homme, un logement. Cette fois-ci, la wilaya adopte une position ferme et refuse de céder au chantage. «Les conditions du relogement dans le cadre de la RHP sont prédéfinies. Nous accordons un logement neuf contre un bidonville», a indiqué Abdelmadjid Boumenkar, chef du cabinet du wali.Ceci dit, notre source a précisé que certains cas pourraient être traités et relogés dans le cadre du logement social, mais ce traitement se fait, selon lui, au cas par cas. Idem pour les protestataires de la rue des Maquisards. M. Boumenkar a affirmé que les familles qui refusent de quitter les maisons menaçant ruine alors qu'elles ont bénéficié en juillet dernier d'appartements neufs, seront délogées. Le communiqué de presse annonce que cette opération entre dans le cadre de l'éradication des bidonvilles à Constantine et vise à récupérer les parcelles foncières qui seront exploitées pour l'édification de projets de développements dans le respect des lois de l'urbanisme.Deux poids deux mesuresIl s'agit, en plus des sites mentionnés par le document, de ceux de Djaballah 1 et 2, la cité des Frères Abbes, El Menia et Sidi M'cid (La piscine). Tous ces quartiers verront le passage des engins dans les jours prochains, annonce-t-on. L'opération a touché aussi, lit-on dans le même communiqué, des constructions édifiées sans permis de construire.Or, ce concept fait sortir deux catégories et exige des précisions de la part de la wilaya. En effet, si la guerre est déclarée aux bidonvilles avec emploi des moyens nécessaireset des pouvoirs de l'Etat, que fait-on des quartiers riches édifiés hors la loi ' Nos responsables locaux n'ignorent pas que chaque jour (et chaque nuit), une nouvelle villa sort du sol sur des sites comme Naâdja Seghira ou encore le terrain Benabdelkader, ces deux sites n'étant même pas inclus dans le PDAU.Mieux, pour le deuxième cas, il s'agit même de terrains classés en rouge, c'est-à-dire menacés par le glissement de terrains. Si les autorités locales ont l'indélicatesse de combattre les bidonvilles et fermer l'?il sur les villas hors la loi, nous sommes dans une situation de deux poids, deux mesures. Une injustice sociale qui n'est pas sans conséquences.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nouri Nesrouche
Source : www.elwatan.com