L'examen par la chambre d'accusation près la cour de Constantine, hier, de l'appel introduit par les avocats de la défense après l'inculpation de leurs clients Mohamed Bekouche, Hacène Rahmani et Tahar Ouglou contre l'arrêt du juge instructeur près le tribunal de Constantine, a finalement permis la levée de la détention préventive des trois activistes. En effet, après une deuxième audition, hier, par le procureur de la République près la cour de Constantine des trois prévenus, la chambre d'accusation a statué en faveur de ces derniers, eu égard au verdict prononcé, à savoir la mise en liberté provisoire de Mohamed Bekouche, de Hacène Rahmani et de Tahar Ouglou.Ces derniers avaient été placés sous mandat de dépôt le 16 septembre écoulé pour avoir déployé des banderoles portant atteinte à l'unité nationale et à la sécurité de l'Etat, et ce, après avoir participé, rappellerons-le, la veille, à un rassemblement et à une marche pacifique pour exprimer leur rejet de l'élection présidentielle du 12 décembre prochain. Ils avaient été interpellés en compagnie de 7 autres personnes dont deux journalistes devant le palais de la culture Mohamed-El Aïd-El-Khalifa au centre-ville de Constantine.
Un rassemblement où les éléments des forces de l'ordre ont usé de violence et affiché un comportement hostile envers les manifestants. Depuis, un grand élan de solidarité avec ces détenus est né à Constantine où l'on a pu constater, lors des marches des étudiants le mardi ou bien de celles des milliers de citoyens le vendredi, des banderoles, des affiches et des écriteaux appelant à la libération de Mohamed Bekouche, de Hacène Rahmani et de Tahar Ouglou. Enfin, il y a lieu de noter que pas moins de cinq avocats se sont constitués pour assister et défendre les trois prévenus à titre bénévole. La date du procès, quant à elle, n'a pas encore été fixée.
Ines Boukhalfa
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ines BOUKHALFA
Source : www.liberte-algerie.com