
Au fur et à mesure de l'avancement des chantiers, l'on s'aperçoit que les projets ont été lancés dans la précipitation au niveau central, ce qui ouvre la voie à tous les dépassements.Rien n'a, semble-t-il, changé sur le chantier du projet du palais des expositions de Zouaghi, depuis la dernière visite de la ministre de la Culture Khalida Toumi à Constantine, le 31 mars dernier, suivie par celle du wali une semaine plus tard. Ainsi, les plans d'exécution du projet qui devaient être ramenés d'Espagne pour être avalisés par les services du contrôle technique des constructions (CTC), ne sont toujours pas ramenés. Un contretemps qui cause des soucis aux autorités et que ni le représentant du CTC, ni le représentant du bureau d'étude n'ont pu justifier.D'un autre côté, l'entreprise de réalisation, très soucieuse de la signature du contrat-programme, a tenté de scinder le projet en deux parties : la fourniture et la pose de la charpente qui doit abriter la structure, mais elle a essuyé un refus catégorique de la part de la Dlep. Cette dernière a mis en garde contre une telle procédure. «Vous devez savoir que la charpente a des caractéristiques particulières et seule cette entreprise, de par le brevet qu'elle détient dans ce domaine précis, ne peut en cas d'impondérables sous-traiter avec une autre entreprise, en un mot, le contrat doit resté uniforme», expliquera le Dlep.Devant cette affirmation sans équivoque, les représentants de l'entreprise ont argué le motif des paiements qui risque de les pénaliser en cas de retard. Pour les rassurer, le wali dira : «Vous serez payés mensuellement selon l'état que nous fournirez, mieux, nous sommes en mesure de vous accorder une avance de l'ordre de 50% mais à charge pour vous de nous remettre tous les documents y afférents.» C'est le même état d'esprit qui a prévalu au niveau du musée d'histoire et des arts où les plans n'ont, jusqu'à ce jour, pas été remis, alors que le bureau d'étude et de réalisation parle de paiements, un non-sens que le wali et le Dlep ont mis en exergue pour un ultime rappel d'une réglementation qui ne doit en aucun cas être transgressée. C'est un cadre de la wilaya qui nous fait cette remarque lourde de sens, contre les autorités centrales qui ont pris les choses à la légère pour avaliser n'importe quoi et n'importe comment.Il nous dira dans ce sens : «Heureusement qu'il y a toutes ces visites et ce suivi rigoureux, cela nous a permis d'agir dans le strict respect de la règlementation car les crédits sont astronomiques, outre le fait que les travaux ont été entamés dans une précipitation qui peut générer des bourdes et autres dépassements.» A une question sur la participation des architectes étrangers, qui n'ont pas été agréés par le conseil de l'ordre des architectes, comme stipulé par la loi régissant cette catégorie professionnelle, le wali dira: «Ceci ne me concerne pas, c'est aux instances nationales d'y répondre, mais il faut savoir que les architectes étrangers retenus, travaillent dans le cadre d'un groupement avec une participation algérienne, ce qui enlève de facto cette notion d'étranger.» Et d'ajouter : «En tout état de cause, cet aspect juridique ne relève pas de mes compétences. A contrario, je vous informe que nous disposons d'architectes algériens qui procèdent au suivi de tous les projets inscrits et je suis en mesure de vous fournir leur liste nominative.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Benamar
Source : www.elwatan.com