Constantine - A la une

Les travailleurs de l'Etrag paralysent Constantine



Après une grève de 36 jours, les travailleurs de l'Entreprise des tracteurs agricoles (Etrag), ex-Sonacome, ont observé, durant la journée d'hier, un important mouvement de protestation. Ils étaient plus d'une centaine, hommes et femmes, ayant quitté tôt le matin le siège de l'entreprise, sis à Oued H'mimim, dans la commune d'El Khroub, pour prendre d'assaut le centre-ville de Constantine.Ils ont cependant été contraints par la police de faire la moitié du chemin à pied. Ils ont traversé avec beaucoup de détermination les artères principales de la ville, en scandant : «Traîtres, vous avez pillé l'entreprise». Selon leurs dires, l'objectif de ce mouvement est de «sauver le peu qui reste de l'Etrag» et dénoncer les dépassements inacceptables de la part du directeur général, Abdelazziz Bendjamaa, dont ils veulent le départ. Ce dernier, ajoutent-ils, exerce, depuis 7 ans, toutes les formes d'abus et de hogra sur les travailleurs pour «dissimuler sa mauvaise gestion».
Unanimes, ils ont affirmé que sa politique de gestion n'a fait que conduire le complexe vers la déchéance. «Si le directeur ne quitte pas le complexe, l'usine ne tardera pas à fermer ses portes. Car, nous avons appris que l'Etat a importé en 2018 environ 5000 tracteurs agricoles, alors que nous avons 2000 tracteurs invendus depuis 2016. Ces machines, qui ont coûté des milliards, sont exposées aujourd'hui à toutes les formes de dégradation.
C'est inadmissible ! Sont-ils en train de casser l'économie et l'industrie nationale, particulièrement cette entreprise fondée depuis 50 ans '» a fulminé Djamil Mekhzar, un des représentants des protestataires. Et de souligner : «Pis encore, les travailleurs qui ont osé dénoncer la gestion menée par les cadres de l'Etrag, à travers la grève que nous avons entamée le 7 avril dernier, ont fait l'objet de mises à pied d'un mois ou licenciés s'il s'agissait de contractuels.»
Après une marche de plus de deux heures et en arrivant à la place Colonel Amirouche, les protestataires ont fait encore une fois face aux éléments de l'ordre de la sûreté de wilaya, qui ont fermé tous les accès qui mènent vers le cabinet du wali.
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