Constantine - Revue de Presse

Les tracasseries du transport sur la table



Nous sommes en train de mener de larges consultations pour arrêter le plan définitif de transport qui sera appliqué prochainement dans la ville de Constantine.

Comme la question n'est pas du tout facile, et pour que le dossier soit définitivement ficelé, il faut qu'il passe par des études pointues, au sein de commissions spécialisées. Ce qui nécessite beaucoup de temps, a répondu aux animateurs de la radio, le directeur des Transports de la wilaya, M. Jouini, harcelé de questions, hier, sur le plateau de l'émission «Forum» qui a mis en débat le thème du transport urbain dans la «ville du Rocher».

Les usagers ont appelé de partout, pour se plaindre du calvaire quotidien qu'ils rencontrent dans leurs déplacements, du diktat que leur imposent les transporteurs et les taxieurs, dans les domaines des horaires et des tarifs. Il en a été de même à propos des retards accusés dans les différents chantiers du secteur. Ce responsable a eu beau dire que la plupart des chantiers en question ne relèvent pas de son domaine de compétence, que le phénomène de l'encombrement des grands centres urbains n'est pas le seul apanage de la ville des Ponts quoiqu'il se pose ici avec plus d'acuité, imputant la situation aux désagréments occasionnés par le chantier du tramway, ses explications n'ont pas satisfait les usagers.

A ce propos, une auditrice n'a pas pris de gants pour lui signifier son désaccord à propos des réponses données sur les défaillances constatées dans la ligne de transport public qu'elle emprunte journellement à partir de Hamma Bouziane, pour rejoindre la cité Boudraa Salah, distante de quelques kilomètres seulement. «Avec 6.000véhicules en plus chaque année, a déclaré M. Jouini, le parc de transport de la ville qui compte 128.000 voitures, est complètement saturé. Ajoutez à cela les dizaines de milliers de véhicules de tous tonnages qui transitent, chaque jour, par les rues étroites de la ville et on mesure vraiment le désordre et son cortège de tracasseries que cela occasionne à tout le monde, aux transporteurs comme aux usagers !» Ou en est l'application du fameux plan de transport arrêté il y a plusieurs mois de cela ? Lui a-t-on rétorqué. Le directeur des Transports s'est contenté de renvoyer la balle à l'APW qui a repris les rênes dans sa dernière session, en constituant une commission composée d'élus et en faisant appel à un expert étranger pour prendre le problème à bras le corps, en faisant une étude scientifique du dossier qui, selon lui, en est actuellement aux dernières retouches. «De toute façon, la question est tellement sensible qu'elle nécessite des décisions collégiales», a-t-il estimé, en annonçant que l'entrée en application du nouveau plan de transport n'est possible qu'à partir du second trimestre de l'année 2012». Malgré tout, les participants au débat ne manqueront pas de lui reprocher le manque de prise de décisions pour désengorger le centre-ville après que des solutions soient apparues avec l'entrée en fonction du nouveau parking à étages de l'avenue Zaâmouche. Il a répondu que cette nouvelle infrastructure de 5 étages, gérée par un privé, ne fonctionne actuellement qu'à 40 % de ses capacités en arrivant tout juste à accueillir 190 véhicules alors qu'elle est conçue pour en recevoir 532. Là aussi, M. Jouini a répondu en estimant que la décision n'est pas facile à prendre car, selon lui, «il faut d'abord déterminer qui va être obligé de stationner son véhicule dans ce parking !».

A propos du déséquilibre constaté dans le programme de transport public, il a déclaré que malgré l'injection de 400 bus supplémentaires, il y a des insuffisances sur certaines lignes. Puis il a promis que ces lacunes disparaîtront avec la prochaine entrée en lice des dizaines de jeunes investisseurs issus des dispositifs de l'emploi auxquels des licences ont été accordées.


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