Les services de sécurité de la wilaya de Constantine ont ouvert une enquête suite à une plainte déposée par un citoyen qui a alerté sur un lot important de médicaments périmés déversés au bord de la route, à proximité de l'école primaire Messaoud-Benmalek de la cité Massinissa (daïra du Khroub). Les images qui ont été largement relayées sur les réseaux sociaux ont suscité un tollé d'indignations face à ce comportement irresponsable qui n'est pas sans graves conséquences sur la santé des riverains. Selon la cellule de communication de la Sûreté de wilaya, une enquête a été aussitôt ouverte après déplacement sur les lieux des agents de la sécurité ainsi que des agents de l'environnement pour faire un constat des dégâts et recenser le nombre de boîtes de médicaments jetées dans la nature avant que les services de la commune ne procèdent au ramassage et au nettoyage des lieux.Etant donné que les médicaments jetés sont fabriqués par les deux groupes pharmaceutiques LDM et Pharmallianc, on apprend que ces deux groupes ont déposé également plainte auprès des services de sécurité compétents pour atteinte à leur marque.
D'ailleurs, le groupe LDM, domicilié à la zone industrielle Oued Hmimine d'El Khroub, a rendu public un communiqué précisant que « LDM, entreprise citoyenne, respectueuse de l'environnement et de la qualité de ses produits, respectueuse des patients et de ses partenaires, condamne fermement cet acte irresponsable et criminel».
Dans son communiqué, le groupe ajoutera : «LDM a officiellement porté plainte auprès du procureur de la République et apportera toutes les informations nécessaires aux autorités pour répondre aux besoins de l'enquête. LDM remercie les services de la police, les services de l'environnement et les services de la municipalité qui se sont mobilisés pour récupérer les produits et stopper les risques.» Les enquêteurs épluchent toutes les éventualités pour découvrir les responsables de cet acte dont l'auteur devra comparaître incessamment devant la justice. « Toutes les pistes sont étudiées », a-t-on indiqué. Cependant, cette affaire relance le débat sur la question épineuse des médicaments périmés en Algérie au moment où l'on croyait que ce problème avait été totalement réglé depuis 2016 grâce à l'incinération, et ce, suite à la convention signée par le Syndicat national des pharmaciens d'officine, Snapo, avec Lafarge et Green Sky sous la supervision du ministère de l'Environnement.
Cette convention prend en charge selon les normes nationales et internationales actuelles tous les médicaments non utilisés à travers les 48 wilayas du pays.
Ilhem Tir
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ilhem Tir
Source : www.lesoirdalgerie.com