
Ce n'est pas vraiment une nouveauté mais les incorrigibles optimistes pensent toujours que ça peut s'arrêter un jour. La Ligue nationale de football, bras armé - ou complaisant - des «décideurs» de sa fédération, vient de prendre des sanctions contre un club de football, le CS Constantine en l'occurrence. Des sanctions «politiques», là où on aurait pu s'en tenir à l'application de la loi dans toute sa rigueur, les règlements de la compétition, dans le cas précis.De quoi s'agit-il ' On jouait samedi passé les seizièmes de finale de la Coupe d'Algérie et le CSC recevait à Constantine l'USM Bel Abbès.Dans ce match, le club local avait aligné trois joueurs étrangers, ce qui est une violation du règlement, normalement sanctionnée par la perte du match gagné sur le terrain, sur tapis vert. S'en sont suivies des réserves logiques du club de Sidi Bel Abbès qui était dans son droit.Les dirigeants du CSC, eux, ont fait ce qu'ils pouvaient pour atténuer leur responsabilité dans une sentence qu'ils? pensaient inévitable.Conscients de leur bourde, ils ont d'abord tenté de plaider la bonne foi en prétendant d'abord qu'ils ne savaient pas que le règlement, évident pour eux quand il s'agit des matches de championnat, s'appliquait aussi pour les rencontres de Coupe d'Algérie. Ils ont même reproché à leurs adversaires de n'avoir pas formulé de réserves sur le terrain, ce qui aurait été une façon de les? avertir.Comme on ne peut pas croire que les dirigeants du CSC attendaient une telle élégance de leur adversaire du jour, on a conclu qu'ils ont fait feu de tout bois.C'est après tout de «bonne guerre» et la formule est aussi pertinente que prisée dans ce secteur-là. La sanction aurait donc pu tomber sans que personne ne «crie au scandale», une autre formule prisée dans les milieux du foot !Mais c'est compter sans le génie des dirigeants de la Ligue et de la Fédération nationales du foot qui viennent de réussir en la circonstance un exercice de contorsionniste de haut vol pour trouver des sanctions inédites censés contenter tout le monde sans avoir à se déjuger.Match à rejouer, sanctions financières et quelques artifices aménagés dont le seul objectif est d'éviter ce que prévoit le règlement. Appréhendant la «rue» constantinoise susceptible d'emporter dans sa colère les dirigeants du CSC et peut-être bien «déborder», la ligue a «aménagé une peine» pour le club constantinois. Une sanction - le match à rejouer - qui, une fois aboutie, aura l'avantage de calmer tout le monde.La rue constantinoise qui n'aura plus rien à redire si le club perd le match sur le terrain, la rue belabésienne pour qui «justice aura été rendue quel que soit le résultat» et les instances du foot qui s'en tireront à bon compte grâce leur perspicacité dans la gestion du dossier.Un peu comme on a trouvé un bouc émissaire au Mouloudia d'Alger en sanctionnant deux joueurs et un entraîneur là où il fallait sanctionner le club. On n'applique pas la loi à deux clubs à qui on a offert Sonatrach. Au mépris de l'équité, du sport, de l'économie et de? la loi.Slimane Laouari
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Le Temps d'Algérie
Source : www.letempsdz.com