Constantine - Revue de Presse

Les parkings, un vrai casse-tête



L'APC de Constantine s'apprête à renouveler la location des parkingsrelevant de son patrimoine. Mais le grave problème des parkings «sauvages» quifoisonnent aussi bien au centre-ville qu'en banlieue, reste posé. Les contratsde location de sept parkings étant venus à expiration, la direction dupatrimoine doit recevoir, en principe à partir de la deuxième quinzaine du moisd'août, les offres des prochains locataires potentiels, après avoir fixé lesprix planchers, à partir desquels les offres pourraient être déclinées. Cesprix ont été fixés mensuellement, pour l'exemple, à partir de 18.000 DA pour laplacette de la cité Boudraa Salah et jusqu'à 100.000 DA pour la gare routièrede l'Est. Mais d'ores et déjà la question qui se pose est de savoir si àConstantine il n'y a que les sept parkings «reconnus» comme tels par lesservices du patrimoine de l'APC qui seront mis en adjudication. Dans le cascontraire, pourquoi ne pas tenter d'intégrer et de prendre en charge d'autressites de stationnement. Actuellement, l'on sait qu'ilexiste des dizaines de places de parkings exploitées de façon anarchique «pardes groupes de jeunes» qui en ont fait «spontanément» des chasses gardées. Cesplaces se trouvent à hauteur des établissements spécialisés comme la cliniquedes reins, à la cité Daksi, ou celle de cardiologie de Benchicou, des banques,des grands marchés de Boumézou ou des «Frères Bettou», mais également là où lesvéhicules trouvent un espace pour se garer. A Constantine, il faut dire quetoutes les places, grandes ou petites, pour peu qu'elles ne soient pasofficiellement interdites au stationnement, ont été investies, organisées et«gérées» par deux ou trois jeunes, ce qui implique d'autorité un payement à lasortie. Mais cette prise en main parallèle ne s'arrête pas aux places publiquesne relevant pas de la gestion de l'APC.  Pratiquement toutes les rues, lesruelles autour du centre-ville sont «squattées» par des bandes de jeunes. Ducoup, dès que vous arrivez à trouver un petit espace pour garer votre véhiculeau bord d'un trottoir, un type s'avance et vous annonce qu'il est le gardien dulieu. Parfois ce dernier se manifeste au moment où vous quittez lestationnement, et vous réclame son dû. En général, les gens paient de peur queleur véhicule ne soit vandalisé. Une vitre est vite cassée, une éraflure surune aile est vite faite et il vaut mieux lâcher 20 ou 30 DA que de risquer detels dégâts. Ainsi de rue en rue, de placette en placette, à Constantine, pasun mètre carré de stationnement qui ne soit investi est mis en coupe réglée. Dans son approche pour trouverune solution à cet épineux problème devenu «un vrai phénomène social»,puisqu'il permet à des dizaines de jeunes et de moins jeunes de «subsister»,mais dans l'illégalité, la direction du patrimoine, conformément à une noteministérielle, a commencé depuis plus d'un mois un travail de recensement des sitesoccupés. Mais en vérité, dira un responsable de ce service rattaché à l'APC deConstantine, ce travail n'est pas aisé. Il s'agit en effet d'un phénomène quitouche la totalité de l'agglomération. Aucune place, aucune placette, aucunerue n'est épargnée, c'est un véritable raz-de-marée. Dans la mesure où il est questiond'organiser toutes ces activités informelles, la première difficulté résidedans le fait de pouvoir distinguer les sites gardés et payants, pouvant servirde lieu de stationnement, qu'il s'agisse de places, de rues ou de ruelles, etd'interdire le reste, non pas aux véhicules mais au gardiennage sauvagepratiqué aux dépens des conducteurs de véhicules, qui généralement désespèrentde trouver un espace libre où se caser dans les méandres saturés deConstantine. Après ce travail d'identification, nous dira le directeur parintérim du patrimoine, il sera possible en application de la directiveministérielle de créer des coopératives de gardiennage pour les jeunes sur lessites qui seront retenus pour cet usage. Affaire à suivre.
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