Après une vaine attente de voir les élèves rejoindre les bancs des
classes, notamment avec l'espoir né de cette récente reprise de langue entre
les syndicalistes et le ministère de l'Education, qui s'est avérée en fin de
compte «non convaincante» pour les grévistes, la fédération des parents
d'élèves de la wilaya de Constantine sort de son mutisme et lance «un appel à
la sagesse, et à l'ouverture d'un dialogue constructif, dans un cadre
réglementaire». Dans un communiqué transmis hier à notre rédaction, le
président de la fédération des parents d'élèves de la wilaya de Constantine, M.
Rahmouni Abdelhakim, met l'accent sur «la défense des intérêts de l'élève», qui
se trouve victime expiatoire de ce conflit entre les enseignants et leur
tutelle. «L'inquiétude est plus aiguë pour le cas des parents dont les enfants
suivent des cours dans des classes d'examens, en l'occurrence les classes de
5ème année primaire, 9ème année fondamentale et terminale, où l'appréhension
d'une année scolaire hypothéquée, voire d'un échec programmé aux examens de fin
d'année, pèse de plus en plus lourdement», souligne le communiqué.
Contacté par nos soins, M.
A.Rahmouni ajoutera dans ce contexte que «la fédération des parents d'élèves ne
prend position avec aucune partie», et que «seul l'aspect purement pédagogique
prime dans ses positions». Notre interlocuteur nous confiera que «la fédération
a volontairement temporisé avant de rendre publique sa réaction» face aux
développements de ce mouvement de contestation. «Car, dira-t-il, on s'attendait
à une reprise des cours au début de cette présente semaine, puis ce fut une
autre lueur d'espoir pour désamorcer la crise qui s'est présentée avec la
rencontre avant-hier entre le ministre de l'Education et les représentants de
plusieurs syndicats autonomes qui prennent part à ce mouvement de contestation,
mais au bout du compte, l'on constate avec beaucoup de peine et de désolation
que les positions n'ont pas évolué vers une issue favorable à la reprise des
cours, chose qui nous contraint à lancer un appel à la sagesse aux enseignants
et au ministère de tutelle, afin d'achever les programmes didactiques dans les
délais et éviter le spectre de l'année blanche.»
Un membre du bureau de la
fédération des parents d'élèves ne manquera pas de s'interroger si l'on ne doit
pas exiger des enseignants grévistes d'assurer un service minimum avec les
élèves des classes d'examens, comme cela se fait à travers d'autres secteurs...
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Zerzouri
Source : www.lequotidien-oran.com