Constantine - Revue de Presse

Les non-voyants parlent de «leur misère»



C'est un véritable cri de détresse qu'a lancé hier M. Mohamed-Salah Atrous, secrétaire général de wilaya de Constantine de la fédération des non-voyants, pour attirer l'attention des autorités locales et centrales sur «la situation de misère dans laquelle vivent environ 4000 personnes de cette catégorie recensés dans la wilaya». «Nous sommes privés de toute vie digne de ce nom, à cause notamment de la modicité de notre allocation mensuelle, de l'absence de perspectives de formation, de l'emploi, etc. De même, nous ne pouvons bénéficier d'avantages pour accéder à un logement et au transport».

 Il continue à se plaindre en disant «que le calvaire de ses congénères se poursuit depuis plusieurs années, parce qu'ils sont privés de la jouissance des droits constitutionnels les plus élémentaires accordés au citoyen». Il s'attardera sur l'insignifiance de la somme de 3000 dinars, montant de l'allocation mensuelle accordée à cette catégorie de handicapés et évoquera le problème de la formation estimant, sur ce chapitre, que le nombre d'écoles existant aujourd'hui dans le pays est tout à fait symbolique, parce que ces établissements se comptent sur les doigts d'une seule main. Il y a une seule école à Constantine, dit-il, qui ne peut accueillir plus de 100 pensionnaires. Mais encore, poursuit-il, quel que soit le degré de formation acquis par un aveugle, quel que soit le diplôme qu'il obtient, il se trouvera à la rue parce que là où il va pour demander du travail, on lui répondra qu'ils n'ont pas besoin de lui parce qu'il n'y a aucune loi qui les oblige à engager des non-voyants. La loi-cadre qui existe n'est que de l'encre sur du papier, dit-il. Dans le domaine du transport, M. Atrous s'est plaint que de nouvelles instructions exigent de l'aveugle de retirer un bon de déplacement de la DAS. Sur un autre plan, le secrétaire de wilaya de la fédération des non-voyants réclame la restitution des locaux appartenant de droit à son organisation.

Contacté, M. Rehailia, chargé de la communication à la DAS, explique que le statut de handicapé n'est pas reconnu par la loi pour cette catégorie, qui perçoit une allocation forfaitaire versée par l'agence de développement social (ADS) dont le siège est à Annaba. Pour le problème du transport, il indique que c'est une mesure prise pour mettre fin aux abus constatés dans ce domaine. Quant au problème des locaux, ces derniers ont été versés aux DAS sur instruction du ministère de la Solidarité nationale.


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