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Les maladies respiratoires s'étendent en Algérie Le tabagisme est leur terrain propice



Les maladies respiratoires s'étendent en Algérie Le tabagisme est leur terrain propice
De notre correspondant à Constantine
Nasser Hannachi

Les maladies respiratoires chroniques sont diverses et nombreuses. Elles ne se manifestent pas toutes. Mais les plus fréquentes, selon les spécialistes, sont l'asthme et les allergies respiratoires, le cancer bronchique et la broncho-pneumopathie. Cette dernière constitue un véritable problème de santé publique en Algérie. Sa montée est inquiétante de l'avis des hospitaliers.
«Le tabac reste le principal facteur de risque avec plus de 90%», estiment les scientifiques, «il génère 80% les cancers bronchiques».Sans omettre les autres formes de tabagisme notamment passif.
Les causes pouvant provoquer des affections respiratoires s'étendent à d'autres facteurs. Les pneumologues évoquent la pollution environnementale, les allergènes et certains produits survenant dans le milieu professionnel dit «aéro-contaminants». Si le malade affecté par l'une de ces formes fait l'impasse sur une prise en charge adaptée, il verra sa pathologie évoluer «gravement» vers des formes délicates dont principalement «l'insuffisance respiratoire chronique qui, à la longue, deviendra invalidante, puisqu'elle favorise un essoufflement qui réduit les efforts», alerte les médecins.
C'est pourquoi la prise en charge prématurée s'impose dès la détection des premiers signes d'alerte. «Même s'ils sont superficiels les symptômes doivent être pris en sérieux. Il faut consulter un médecin pour engager une thérapie ou écarter d'éventuelles suspicions»,
soutiennent nos sources. Ces symptômes sont plus que révélateurs d'une atteinte si «le sujet est fumeur ou exerçant une profession à risque. De plus l'essoufflement survenant pour des efforts bien supportés par des personnes du même âge demeure un autre signe d'alerte». En matière de traitement les praticiens recommandent une intervention spéciale destinée à cette catégorie de malades. Et ce pour freiner de la pathologie ou la ralentir. Cela se traduit par le suivi rigoureux qui est assuré par «le médecin généraliste notamment, le pneumologue ou d'autres professionnels de santé», nous dit un spécialiste. D'autant que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans son approche pratique de la santé respiratoire(Apsr) recommande, voire «exige», l'implication des médecins généralistes de premier recours, auxquels revient la charge d'opérer par le dépistage «précoce».
Une démarche qui facilitera la prise en charge par les autres intervenants médicaux qui prendraient le relais si nécessaire.Dans la même perspective, les médecins insistent sur la médecine préventive pour permettre aux patients atteints d'être informés, guidés et même bénéficier d'une éducation sanitaire pour faire face à leur pathologie.
N. H.
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