Constantine - Revue de Presse

Les étudiants en médecine s'invitent dans la grève des hospitalo-universitaires



Marche des étudiants en médecine à Constantine, sit-in de leurs collègues à Oran et rassemblements au niveau national demain samedi 9 : les étudiants veulent peser dans le bras de fer qui oppose depuis des mois leurs enseignants, les hospitalo-universitaires, à leurs tutelles. Officiellement mobilisés face au spectre de l'année blanche, les étudiants veulent avant tout soulever un vrai débat autour du secteur de l'enseignement universitaire médical. « Nous avons trois étapes d'objectifs : l'ouverture du dialogue entre les enseignants grévistes et les autorités, l'arrêt de la grève et enfin l'établissement d'un plan d'examens », explique un délégué des étudiants. L'idée défendue par plusieurs délégués ' qui pour le moment coordonnent leurs actions sur le web et grâce au réseau social Facebook ' est de s'en tenir à une neutralité totale. « Cette neutralité nous préserve d'être instrumentalisés par les autorités de tutelle, et nous laisse une marge de man'uvre vis-à-vis des administrations des facultés et de nos enseignants », nous explique-t-on. « Le plus important, c'est la mobilisation : beaucoup d'étudiants ne sont pas conscients de leur poids s'ils arrivent à se réunir et à parler d'une seule voix », déclare un délégué.Mais les embûches sont nombreuses sur le chemin de la mobilisation. D'abord, il faut compter avec les déchirements entre spécialités (pharmacie, médecine, chirurgie dentaire, etc.). Il y a ensuite cette « croyance que tout va s'arranger avec des examens programmés à la prochaine rentrée », nous dit-on. Forts des expériences des précédentes grèves dans les universités, gérées par les autorités à coups de pourrissements et de plans d'examens imposés, les étudiants s'abandonnent à une sorte de fatalité. « Et le pire, c'est que beaucoup d'étudiants ne connaissent pas leurs droits et devoirs et pensent que c'est aux autres de régler leurs propres problèmes », regrette un délégué. D'où les réunions et rassemblements pour la mobilisation contre l'année blanche, mais avec un deuxième objectif plus profond : braquer les projecteurs sur les conditions mêmes de l'enseignement médical et le secteur. Les étudiants n'oublient pas qu'ils seront, demain, à la place de leurs enseignants grévistes.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)