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Les étudiants de l'ENS de Kouba tentent d'investir la rue En grève depuis six semaines



Les étudiants de l'ENS de Kouba tentent d'investir la rue En grève depuis six semaines
Le mouvement de protestation risque de se propager aux ENS de Constantine et Skikda.
L 'Ecole normale supérieure (ENS) de Kouba (Alger) est en effervescence. En grève depuis six semaines, les étudiants de cette école ont décidé, hier, de prendre la population algéroise à témoin. Après avoir organisé une assemblée générale, ils se sont dirigés vers le portail avec l'intention de marcher dans la rue. Hélas, le portail était déjà fermé. De l'autre côté des barreaux, un nombre impressionnant d'agents de l'ordre, en place depuis le début du mouvement, guettent le moindre geste des étudiants en colère. «Ouvrez-nous les portes», scandent les étudiants. Ces derniers contestent la décision prise par les deux ministères de l'Enseignement supérieur et de l'Education nationale.
Il faut dire que le même décor qui a caractérisé la grève des étudiants l'année dernière se répète. Les revendications aussi. Le mouvement de grève va-t-il se généraliser ' Certains étudiants parlent d'une contagion aux ENS de Constantine et de Skikda. Mais jusque-là, l'information n'est pas confirmée.
Les étudiants de l'ENS ont élu leurs représentants, rejetant ainsi la représentativité des organisations estudiantines déjà agréées. Ils veulent l'équivalence entre bac+5 et le master 2 ainsi qu'entre bac+4 et le master 1. Alors que le décret ministériel n°715 leur a accordé le passage avec conditions en master 1 pour les étudiants ayant bac+4 et en master 2 pour les étudiants ayant bac+5. Les étudiants qualifient ces décisions de «frein à leurs ambitions». «Ils nous demandent d'avoir un accord préalable du ministère de l'Education pour continuer les études en master», regrette l'un des représentants des étudiants. Cette condition n'est pas le seul obstacle aux yeux des étudiants. «Une fois cette condition remplie, une autre entrave est mise en place. Il s'agit de l'université d'accueil. C'est cette dernière qui va statuer sur nos dossiers. Alors que nous maîtrisons mille fois mieux les contenus des programmes que les étudiants admis en master», s'inquiètent-ils.
Deux réunions ont été tenues, vainement, entre les étudiants et les représentants du ministère de l'Enseignement supérieur.
Sur le terrain, les représentants élus par les étudiants, qualifiés par l'administration de «meneurs de mouvement», subissent toutes sortes de pressions. Certains se sont retirés suite aux menaces ; d'autres continuent à représenter leurs camarades.
«Ce sont les étudiants qui ont décidé de sortir», souligne Lahcen, étudiant en 4e année biologie. Le froid glacial qui a caractérisé Alger hier ne les a pas empêchés, d'ailleurs, de se rassembler devant le portail bien qu'il soit fermé. «Mes camarades ont décidé de ne pas renoncer à leur revendications même si cette année s'avère une année blanche», affirme Lahcen. Le long de la route menant à l'ENS, fermée à la circulation, une dizaine de camions de police étaient stationnés.
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