L'influence du Cnapeste sur les lycées ne date pas d'hier. Cette organisation syndicale a exhibé encore une fois, hier, sa force, en paralysant la majorité des établissements du cycle d'enseignement secondaire.La journée de grève de solidarité avec les enseignantes de Bordj Badji Mokhtar, initiée par le Cnapeste a entraîné, hier, la suspension temporaire des examens du deuxième jour du bac blanc dans plusieurs lycées du pays. Le mot d'ordre de grève a été suivi dans la capitale par les enseignants, tel que constaté au niveau des lycées Hassiba Ben Bouali, lycée Garidi 2 (Kouba), Zahoual Amar (Birkhadem) pour ne citer que ceux-là.
Dauns une note affichée sur les portails des établissements scolaires précités, il est fait part d'«un report de 24h des épreuves du deuxième jour du bac blanc. «La date des compo-
sitions en question a été, de ce fait programmée pour dimanche prochain», a-t-on pu lire sur place.
La grève s'est fait sentir à Tizi Ouzou, Bouira et Béjaïa. C'est ce qui ressort des comptes rendus de nos correspondants. L'action du Cnapeste a été ponctuée par des sit-in et des rassemblements devant les différentes directions de l'éducation de wilayas. Des milliers d'enseignants étaient, hier, simultanément, dans la rue, devant les différentes directions de l'éducation de wilayas.
Ils ont protesté contre la lâche agression ayant pris pour cible des enseignantes, dans leur logement de fonction à Bordj Badji Mokhtar. «Les enseignants ont, aujourd'hui, envoyé un signal fort au gouvernement qui doit protéger la sécurité, la santé et le bien-être des enseignants», selon les termes du porte-parole du Cnapeste, Messaoud Boudiba.
Il s'agit là d'un dossier qui jouit d'une importance cruciale au sein des plus hautes autorités de l'Etat.
La veille d'ailleurs, c'est le Premier ministre, Abdelaziz Djerad qui a déclaré «avoir instruit le renforcement du gardiennage au niveau des résidences isolées et de punir tout acte ou atteinte à l'intégrité ou la quiétude de leurs résidentes».
C'est ce qu'il avait écrit sur sa page officielle Facebook.
La journée de protestation d'hier a été, selon son porte-parole Messaoud Boudiba, «largement suivie au sein des établissements du cycle secondaire».
Cependant, le mot d'ordre de ce syndicat a été diversement suivi dans les écoles primaires et les collèges. Chose reconnue par notre interlocuteur. Boudiba, qui nous a en effet déclaré que «le taux de suivi de l'appel à la grève est de 80 à 90% dans les lycées, tandis qu'il varie de 5 à 30% dans les collèges et écoles primaires». Si Boudiba affirme que l'appel à la grève du Cnapeste a été très suivi à travers tout le territoire national, la réalité du terrain est toute autre.
Le mot d'ordre a été peu suivi dans certaines wilayas comme Constantine, où la correspondante de L'Expression s'est rapprochée des différents établissements scolaires pour tâter le pouls de l'action de solidarité.
Il y a lieu de noter enfin que les regards seront braqués demain sur la capitale, précisément «devant l'annexe du ministère de l'Education nationale au Ruisseau». 14 syndicats au total, appellent à une autre manifestation «de solidarité et de protestation». Les initiateurs de ce mouvement dont le Satef, le CLA, l'Unpef et la Coordination nationale autonome des directeurs de lycées (Cnadl), annoncent «la possibilité de boycotter les examens officiels de fin d'année», au cas où le gouvernement ne prendra pas en charge les revendications socioprofessionnelles des travailleurs.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed AMROUNI
Source : www.lexpressiondz.com