Cette action a été décidée par les enseignants eux-mêmes, après avoir vainement interpellé à maintes reprises la direction de l'éducation de Constantine.Les professeurs de plusieurs lycées, dont les lycées Ali-Mendjeli 3 (Mohamed Larbi-Abdelkader) situé à l'UV2 (unité de voisinage) et le lycée Ali-Mendjeli 4 (Ali-Khalifa) situé à l'UV13, à la nouvelle ville Ali-Mendjeli à Constantine, ont reconduit hier leur mouvement de grève entamé mercredi passé pour dénoncer le problème de la surcharge des classes et aussi pour tirer la sonnette d'alarme concernant leurs conditions de travail et la détérioration de leurs établissements.
Estimant que l'état de leurs établissements constitue un véritable danger pour les élèves et le personnel, les enseignants grévistes affirment qu'ils ont du mal à commencer les cours dans des salles archicombles, notamment à la nouvelle ville Ali-Mendjeli où le problème de la surcharge dans cette agglomération, fraîchement désignée comme wilaya déléguée, persiste depuis plusieurs années. Pourtant, cette ville s'est taillé la part du lion quant à la construction de ce genre de structures, réalisées notamment dans les unités de voisinage (UV16, UV18 et UV20 ainsi que UV20 extension Ouest), sans pour autant parvenir à résorber le mal.
"Nous avons plus de 49 élèves par classe, nous ne pouvons pas travailler ni donner des cours dans de pareilles conditions. C'est pourquoi nous demandons l'allègement des effectifs", dira l'une des enseignantes contestataires. Cette action a été décidée par les enseignants eux-mêmes, après avoir vainement interpellé, et à maintes reprises, la direction de l'éducation de Constantine. "Nous réclamons des solutions aux nombreux problèmes auxquels nous faisons face depuis des années.
Les enseignants ne peuvent plus accomplir leurs missions dans des conditions aussi pénibles. Nous faisons face au problème de surcharge des classes, de manque de salles, d'encadrement administratif et à celui de l'insécurité. Nous avons entre 45 et 50 élèves par classe. Nous n'arrivons même pas à connaître nos élèves. Plusieurs d'entre eux n'ont pas pu s'inscrire, mais ils viennent au lycée quand même, et nous ne pouvons rien faire", nous confient les enseignants du lycée Ali-Mendjeli 3 (Mohamed Larbi-Abdelkader).
Et d'ajouter : "Il y a des classes qui n'ont même pas eu droit à une salle de cours. C'est ce qu'on appelle des classes tournantes. Elles ont cours quand une salle se vide." Pour l'année qui vient de commencer, les enseignants grévistes devront donc continuer à prendre leur mal en patience, puisqu'ils ont frappé à la porte de la direction de l'éducation, en vain. Aussi, ils ont décidé de boycotter les cours jusqu'à ce que les problèmes cités soient réglés, notamment la surcharge des classes qui touche la majorité des établissements scolaires des cycles moyen et secondaire à la nouvelle ville Ali-Mendjeli.
Les enseignants grévistes soulèvent également la question de la dégradation de leurs établissements qui, selon eux, se sont détériorés davantage, suite aux dernières intempéries qui ont touché la région de Constantine. L'étanchéité des classes a été fortement affectée, ce qui a provoqué des infiltrations des eaux de pluie, au point où les faux plafonds de plusieurs classes ont complètement été abîmés. Cette situation, affirment les enseignants, "a été également signalée aux responsables, toujours sans suite malheureusement".
Inès Boukhalfa
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ines BOUKHALFA
Source : www.liberte-algerie.com