
Le nouveau wali de Constantine, Kamel Abbas, a pris, hier, ses fonctions à la tête de la wilaya.Plusieurs dossiers d'importance l'attendent d'emblée. Celui qui a succédé à Hocine Ouadah, mesure, à n'en point douter, le volume de la tâche qui l'attend aux commandes de la troisième ville du pays, laquelle ville même avec un blanc-seing du gouvernement à la faveur de l'événement Constantine, capitale de la culture arabe, n'a pas réussi à se hisser au rang qui lui sied.Un rendez-vous avec le développement raté en raison d'une gouvernance à l'emporte-pièce. L'harmonie de façade faisant office de ciment entre administration et institutions élues est partie en éclats. La collégialité n'a pas résisté à l'épreuve de la gestion publique. Particulièrement, avec l'auguste assemblée de la commune de Constantine. Les élus de la ville des ponts s'en sont arrivés à une rupture de ban avec le chef de l'exécutif. Hocine Ouadah, en raison des retards dans les chantiers, n'a pas été tendre avec les locataires de l'hôtel de ville, dont le maire et un élu ont eu maille à partir avec la justice. La nouvelle équipe n'a pas eu plus de chance. Séance tenante, ces membres auront droit souvent à un lot de réprobation, frisant l'humiliation à telle enseigne qu'ils boycotteront et les sorties d'inspection et les conseils de wilaya. Les canaux de la communication se sont tus. Une situation de blocage en est née et dont l'unique perdant n'est autre que le citoyen.Le volet logements représente, à lui seul, un dossier explosif tant son traitement a manqué de célérité. Constantine, dotée d'un programme de plusieurs milliers d'unités, bute sur leurs distributions pour des raisons variables. Le programme de la résorption de l'habitat précaire a focalisé les intentions. Il a pris le dessus dans la gestion locale. S'il a débarrassé la ville d'une ceinture de bidonvilles, il a prolongé l'attente des bénéficiaires des logements sociaux, renvoyant leur préoccupation aux calendes grecques. Hormis l'attribution d'un peu plus d'un millier d'unités à El Khroub, celle des 3000 à Constantine ne se fera pas avant la fin de l'année 2017, selon l'ex-wali, et l'échéance n'est pas confirmée. Nonobstant des centaines de préaffectations, les demandeurs de logements sociaux sont toujours en attente.Des rassemblements se tiennent chaque semaine, tantôt face à l'institution du boulevard JF Kennedy, tantôt devant le siège de la daïra. Des citoyens dont la patience a été usée jusqu'à la corde viennent crier leur désarroi et tenter de comprendre le retard inexpliqué dans leur relogement. Le programme du logement dans la capitale de l'Est, tous segments confondus, s'apparente à un terrain miné. Bénéficiaires ou souscripteurs sont tous mécontents et le font savoir. Le nouveau chef de l'exécutif a hérité d'un lourd dossier auquel vient s'ajouter une multitude de chantiers, ouverts dans le cadre de la manifestation Constantine, capitale de la culture arabe et mis sous le tapis depuis.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Naïma Djekhar
Source : www.elwatan.com