
Une semaine à peine après son installation, le nouveau chef de daïra, Mohamed Taleb, a présidé dans l'après-midi de mercredi dernier sa première réunion avec le maire de Constantine, les élus et tous les responsables des services de la commune chargés de l'environnement, de l'hygiène, de l'éclairage public et de la voirie.«Notre objectif est de travailler dorénavant dans la transparence et d'organiser chaque trois semaines des réunions pour présenter un bilan des résultats des travaux menés à Constantine. Il va y avoir un travail régulier et continu par les responsables et tous les employés de la commune. Le citoyen a le droit de connaître tout ce qui se passe dans sa commune», a déclaré Mohamed Taleb. L'environnement qui se dégrade depuis des mois dans la ville a été l'un des principaux points débattus lors de cette réunion qui a duré plus de deux heures. Le chef de daïra n'a pas hésité à pointer du doigt les effets désastreux du commerce informel qui devient incontrôlable. Sans pour autant afficher une ambition de mettre un terme à ce fléau, M. Taleb a estimé que «70% des déchets viennent des marchés informels».Chose qui n'échappe pas au commun des Constantinois. Des directives ont été données pour régler les problèmes liés à la collecte des déchets ménagers, le curage et l'assainissement des voiries afin d'éviter toutes sortes de dégâts durant la saison hivernale, comme cela a été le cas à Ali Mendjeli. Le même interlocuteur a insisté sur la mobilisation de tous les moyens humains et matériels, ainsi que la communication entre les responsables communaux et ceux de la wilaya afin de mener un bon travail sur le terrain. Même les délégués des différents secteurs urbains doivent s'impliquer, tout en faisant une prospection des lieux et signaler le moindre problème à temps.«En plus, il ne faut plus compter sur la Seaco pour le curage et l'assainissement des voiries, car cette dernière est actuellement débordée. Elle s'occupe aussi de la ville de Ali Mendjeli. Il faut que la commune crée son propre département d'environnement et d'assainissement pour intervenir au bon moment sans attendre les services de la Seaco», a-t-il fait remarquer. Nous saurons à cette occasion que la commune de Constantine, divisée en 64 secteurs sur le plan de nettoyage et de collecte des déchets, dispose de 560 employés (éboueurs, chauffeurs, mécaniciens), avec un parc de 40 camions de collecte dont 33 sont en panne. Un manque terrible de moyens humains et matériels. Sur les 64 secteurs énumérés, 34 ont été confiés à une entreprise privée. Cette dernière dispose de 44 camions et 551 agents de ramassage. Mais tout cela demeure très insuffisant. Il n'y a qu'à voir l'état de plusieurs secteurs urbains, où l'insalubrité règne en maitresse des lieux.A propos des entreprises de collecte gérées par les jeunes de l'Ansej, qui sont actuellement au chômage, le maire de Constantine a estimé que «ce n'est pas de son rôle de faire dans le social». Comme pour vouloir contredire une situation désastreuse qui se confirme sur le terrain, le président de l'APC, Seifeddine Rihani, pousse l'outrecuidance jusqu'à déclarer : «En 2013, nous avons signé des conventions avec 32 entreprises. En 2014, avec 39. Il faut prendre en considération la situation des marchés par rapport aux besoins, en plus ces entreprises doivent diversifier leurs tâches. Actuellement, nous avons besoin d'entreprises qui nettoient les vitres et les façades des bâtisses et non pas seulement celles qui ramassent les ordures. Il y a d'autres EPIC et établissements publics qui ont besoin des services de ces entreprises.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yousra Salem
Source : www.elwatan.com