Constantine - Revue de Presse

Les craintes de l'office d'assainissement



La crainte permanente des automobilistes et des piétons, à l'arrivée del'hiver, est bien cette hantise de voir se boucher tous les canaux d'évacuationdes eaux de pluie ou celles de la fonte des neiges. Revoilà brandi le spectre de voircertaines routes et certaines rues se transformer en véritable océan avec tousles risques d'accidents que cela implique à chaque débordement.Sur le sujet, la ville de Constantine subit à chaque hiver des situationssouvent dramatiques, notamment dans certains quartiers (El-Gammas, DjebelOuahch, Boussouf, etc.) où l'hiver ne se déroule jamais sans dégâts.A l'orée de cet hiver 2007, les responsables de l'office nationald'assainissement, en charge de cette opération d'évacuation des excédentsd'eau, se font rassurant et se disent prêts à toute éventualité. Pour cethiver, promettent ces derniers, tout se passera bien.On nous apprend à l'ONAque le travail de prévention s'est fait, souvent manuellement, durant la saisonsèche à raison de séances quotidiennes en utilisant au mieux la centained'employés de l'office.Si le problème humain ne semble pas inquiéter ces responsables, ilsauraient souhaité un matériel plus fourni même s'ils savent que leshydro-cureurs coûtent très cher et demeurent un luxe à raison de 2 milliards decentimes l'unité.En matière de bouchage ou de saturation des regards (5.000 unités àConstantine) avaloirs (1.800) ou de déversoirs d'orage (17), ce n'est pas tantla saison des pluies qui semble inquiéter le plus l'office nationald'assainissement mais surtout le manque de civisme de certains citoyens etparticulièrement de commerçants inconscients. Ces derniers se débarrassent detout objet encombrant en utilisant ces mêmes avaloirs.A ces comportements qualifiés de blâmables par les responsables de l'ONA,vient se greffer un autre handicap de taille, celui du vol permanent desbouchons et couvercles d'avaloirs fabriqués en fonte et qui trouvent facilementpreneurs sur le marché parallèle. Pour mettre un frein à cette situation, l'ONAse dit avoir trouvé une parade infaillible, celle de fabriquer elle-même desbouchons en béton armé qui ont fini par décourager les voleurs. Cela, nousconfie, M. Tekkouk directeur d'unité, s'est fait à Boumerzoug et El-Gammas etcette méthode a aussitôt porté ses fruits.En résumé l'ONA se dit maîtriser la situation, mais c'est toujours la«bêtise humaine» qui continue de poser problème.A titre d'exemple notre interlocuteur nous signale qu'au niveau d'un seulavaloir à Sissaoui, sur la route d'El-Khroub, les employés de l'office ontretiré pas moins de dix pneus usagés! Et le fait n'est pas unique.
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