Nasser Hannachi
Les corps communs et l'administration de la santé publique reviennent à la charge. Après la zone contrastée en niet, répandue par le ministère du secteur quant aux résolutions de la plateforme des revendications, les protestataires ont ouvert, hier, à Constantine le bal d'une grève de 4 jours. «On allait l'annoncer ouverte. Mais on a préféré tempérer avec une seconde chance accordée aux hautes sphères de l'Etat pour qu'elles se penchent sérieusement sur nos préoccupations», dira M Farid Bouyemout coordinateur à l'Ugta et porte-parole des ouvriers professionnels du CHU Benbadis. Ce débrayage cyclique vient à nouveau paralyser l'hôpital qui cumule son lot de dysfonctionnements. Vers 13 heures le taux de suivi de la grève avoisinait les 90% chez la classe des «OP» dont le nombre dépasse les 1 700. Alors que du côté de l'administration (ingénieurs, techniciens, travailleurs) le gel était total, selon le coordinateur de la section, M. Rachid Guerfi. Les fonctionnaires ont adhéré au mouvement à 100%. C'est à dire les 456 travailleurs des corps communs ont boycotté le travail. «La décision de renouer avec la cessation de travail n'est pas du ressort du syndicat. Au contraire elle a été encouragée par la tutelle qui n'a montré aucun signe prometteur après le dialogue tenu, jeudi dernier à Alger», nous confie le représentant de la section syndicale option (Santé) de l'Ugta de Constantine. Les deux parties grévistes unanimes n'incriminent pas directement le ministre de la Santé et de la Réforme hospitalière, M. Ziari, car, arguent-ils, le décret final, qui constitue la pomme de discorde, à savoir la prime de contagion en faveur des corps communs et administrateurs, relève de plusieurs départements (Finances, fonction publique, et Premier ministère). La commission ad hoc n'est pas sujette à une seule ordonnance ministérielle. Toutefois les travailleurs s'étonnent devant le niet affiché par Ziari qui fait l'impasse sur ladite prime au profit des corps communs alors que tous les professionnels de la santé en bénéficient. «Il est anormal que les corps communs qui comprennent ouvriers, agents de sécurité, femmes de ménage, ne soient pas touchés par la prime», s'interrogent nos interlocuteurs qui mettent en exergue les autres points restés en suspens, à savoir le statut particulier, le régime indemnitaire et «surtout l'intégration des contractuels qui depuis 2011, notamment à Constantine, n'ont eu aucune réponse des autorités chargées de leur dossier et ce depuis le temps d'Ould Abbés». Par ailleurs les paramédicaux poursuivent leur arrêt de travail avec un taux de près de 90% mais avec un service minimum au compte-gouttes. «Nous ne comptons pas faire marche arrière si le gouvernement tourne le dos à nos revendications», menace le syndicat qui paralyse la structure hospitalière.
N. H.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : La Tribune
Source : www.latribune-online.com