
les actes de violence ne sont pas les moyens à adopter pour un pays comme l'Algérie.Les Constantinois n'ont pas été insensibles aux violences qui ont éclaté à Béjaïa avant-hier, craignant que la situation ne prenne des dimensions plus graves capables de faire revivre à l'Algérie une époque où le sang avait coulé à flots et que les Algériens pensent avoir enterré. Même s'ils approuvent le ras-le-bol des citoyens, les Constantinois ont tous condamné les actes de vandalisme vécus par l'une des villes les plus importantes de l'Algérie. Pour eux, oui aux manifestations pacifiques, non à la destruction des biens publics. Mohamed Lamine, un jeune de 30 ans, déclare: «On comprend parfaitement la déception de la population, la vie est devenue trop chère, mais elle l'est pour nous tous. On doit s'armer de sagesse et de raison, on gagne quoi en détruisant nos biens' Cette violence va nous conduire où'», s'interroge-t-il, avant de poursuivre «à une catastrophe, on n'a pas envie de revenir 10 ans en arrière, on doit préserver cette paix et exprimer son désaccord d'une façon plus civique». Une mère de famille condamne à son tour ces «actes de violence» estimant que «ceux qui s'adonnent à ce genre de pratiques ne sont que des sous-traitants pour détruire le pays, notamment que des avertissements ont été lancés quant à cette menace de déstabilisation de l'Algérie». Malheureusement, pour d'autres, la violence c'est le seul langage que le citoyen peut utiliser pour satisfaire ses revendications. Pourtant, d'autres moyens existent. Des moyens légaux. Pour Saber, un jeune employé à l'université par le biais de l'Anem depuis quatre ans pense que «la violence, sous quelque forme qu'elle se manifeste, est un échec...». Pour lui, «elle répond à un agenda dévastateur», il ajoute «c'est forcément un signe d'incivisme aussi, c'est que les discours du gouvernement ne sont plus convaincants, mais cela n'autorise pas la violence». La violence engendre de gros risques pour la sécurité du pays, c'est le moyen des plus faibles pense cette étudiante, bien qu'elle dise avoir saisi la contrariété et l'amertume des Algériens. Pour elle «cette violence qui risque de plonger le pays dans un tourbillon d'instabilité exprime également la limite des dirigeants, ou certains, mais la violence n'est obligatoirement pas le moyen qu'il faut pour le démontrer». Cela dit, des stratèges bien avertis pensent que les risques d'une propagation ne sont pas à écarter, d'où cette nécessité d'installer un discours apaisant et d'être plus vigilant. Dans ce même contexte, le mouvement associatif de Constantine, dont la gestion est assurée par Mohamed Lattafi, a pondu un communiqué, pour dire non à la violence, appelant les citoyens à la retenue et la mesure. Dans ce même communiqué il est souligné que les actes de violence ne sont pas les moyens à adopter pour un pays comme l'Algérie.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ikram GHIOUA
Source : www.lexpressiondz.com