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«Les compétences existent pour redresser la situation de notre football»



«Les compétences existent pour redresser la situation de notre football»
Titulaire du diplôme de 3e degré (UEFA Pro), le plus haut grade d'entraîneur en Europe, Brahimi Merouane Adlene, 42 ans, installé en Algérie, a été entraîneur adjoint au CS Constantine de novembre 2014 à fin 2016. Il a secondé successivement les coaches Belhout, Bracci, Gomez et Viccario. Après le départ de Gomez en septembre 2016, il a eu à diriger seul l'équipe senior du CSC dès la 6e journée de la Ligue 1, avec une série de résultats positifs. Il a accepté de se confier à El Watan.Pouvez-vous vous présenter pour nos lecteurs 'Je suis né en 1974 à Chlef et j'ai débuté ma carrière de footballeur en 1986 au sein de l'ASO, où je suis passé par toutes les catégories de jeunes avant de signer au WA Boufarif, 1re division, en étant toujours espoir.Par la suite, j'ai décidé d'embrasser une carrière professionnelle en Espagne où j'avais effectué des essais concluants avec Elche, club évoluant en Liga 2. Malheureusement, ma carrière de joueur fut stoppée net par une grave blessure au genou, ce qui m'a poussé à devenir entraîneur. J'ai passé avec succès tous les examens de niveau sous l'égide de la Fédération espagnole de football. J'ai obtenu le diplôme Pro UEFA, le plus haut diplôme décerné aux entraîneurs en Europe, le diplôme d'entraîneur des gardiens de but, un Master en préparation physique et un autre en psychologie sportive.Comment évaluez-vous votre passage dans le staff technique du CSC 'Si je suis resté deux ans dans le staff technique du prestigieux club constantinois comme entraîneur adjoint et analyste technique, c'est que les dirigeants en place, de novembre 2014 à fin 2016, étaient amplement satisfaits de mon travail. Il faut rappeler que c'est moi qui avais pris l'équipe en main après le départ du coach Gomez, et ce, de la 6e à la 10e journée du championnat de Ligue 1 en cours. En dépit de cela, j'ai fini par quitter le CSC pour diverses raisons.Les jeunes entraîneurs diplômés sont-ils sollicités dans nos clubs 'Absolument pas. C'est un problème en Algérie. J'avoue que j'ignore les critères fixés préalablement pour le recrutement d'entraîneurs dans nos clubs des Ligues 1 et 2. Pourtant, la présence d'un encadrement technique qualifié et compétent, se partageant les tâches relatives à la charge de travail, est une nécessité impérieuse si l'on veut faire progresser le niveau de notre football.Justement, comment analysez-vous la gestion actuelle de nos clubs dits professionnels 'Dans la pratique, c'est loin d'être le cas chez nous pour une raison toute simple : le professionnalisme ne rime pas avec le bricolage et l'incompétence des hommes censés assurer le passage des clubs vers ce statut. Souvent, des entraîneurs sont évincés sous la pression du public, mais cette pression aurait pu être jugulée s'il y avait des dirigeants compétents pour faire face à toutes les situations.Un mot sur l'équipe nationale...Comme tous les Algériens, je suis très déçu par la prestation des Verts. Sur le papier, nous disposons d'un effectif riche, mais sur le terrain les résultats n'ont pas été à la hauteur des espérances. Comment en sommes-nous arrivés là ' Il faudra en tirer les enseignements nécessaires pour l'avenir.Contrairement à ce que l'on peut penser, des joueurs locaux de valeur il en existe dans les championnats des deux Ligues. Il suffit de leur faire confiance et de bien les encadrer pour qu'ils se distinguent de fort belle manière.
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