
Les séquelles de la série de travaux d'aménagement lancés dans le cadre de l'événement «Constantine, capitale de la culture arabe 2015», ne cessent de causer des désagréments aux Constantinois et cela depuis plus de deux ans.Après le scandale de la rue du 19 Juin 1965 (ex-rue de France), maintenant c'est celui de la place Ahmed Bey qui remonte à la surface. Ce projet, dont le maître d'ouvrage est la direction de l'urbanisme, de l'architecture et de la construction (DUAC), a coûté 270 millions de dinars.Les travaux effectués englobent l'aménagement d'aires de détente, la pose d'un nouveau revêtement sur les trottoirs, la réfection de l'éclairage public et la restructuration des commerces, notamment les kiosques. Sur ce dernier volet, une dizaine de nouvelles cabines modernes ont été installées à la place des kiosques, dans le but de revitaliser le c?ur de la ville. Ces locaux posent actuellement problème et demeurent un point d'interrogation pour leurs anciens occupants. Plus précisément, ils ont été démolis dans le cadre de la réhabilitation des lieux, puis réceptionnés environ une année après sans être livrés à leurs anciens occupants.Selon quelques commerçants concernés, ces kiosques ont été réceptionnés provisoirement en janvier 2016 et devraient être réoccupés il y a plus d'une année. «Après l'annonce des travaux, Nous avons reçu un PV de la part des services de la commune, dans lequel il est mentionné que nous sommes contraints de quitter les lieux temporairement afin de lancer la réhabilitation. Mais quand nous avons saisi l'ancien maire, en lui expliquant que c'est notre gagne-pain, ce dernier nous a rassurés que nos commerces seront transférés vers d'autres lieux», a déclaré Souheil Bensouibat, l'un des commerçants concernés. Et de poursuivre : «Hélas, ce n'était que des promesses pour nous faire sortir des kiosques.Depuis, nous sommes toujours au chômage et ces locaux abandonnés sont exposés à la dégradation.» Notre interlocuteur a affirmé qu'ils ont saisi à maintes reprises les services de la commune, la DUAC et la wilaya, mais en vain. «Quand nous avons fait part à l'actuel maire, Mohamed Rira, de notre problème, il nous a avoué que la solution réside au niveau de la DUAC. Car, d'après ses explications, ces kiosques n'ont pas été encore réceptionnés», a-t-il expliqué.Mais, ajoute-t-il, aucune précision n'a été fournie par les responsables locaux sur la raison pour laquelle ces kiosques sont fermés depuis deux ans et pourquoi refuse-t-on de les octroyer à leurs anciens occupants. En dernier recours, ces commerçants lancent un cri de détresse et demandent l'intervention rapide du wali, pour mettre fin à leur calvaire qui perdure. Pour avoir la version officielle des faits, nous avons contacté le vice-président de l'APC chargé du patrimoine, Karim Lounis.Ce dernier nous a orientés vers le directeur de ce service de la commune en disant : «J'ai été installé récemment et je n'ai pas assez d'informations sur ce sujet.» Pour sa part, le directeur en question s'est excusé en expliquant que seul le maire est habilité de faire des déclarations à la presse.Malheureusement, en dépit de nos tentatives de joindre le président de l'APC et le DUAC, ils demeurent toujours injoignables. Y a-t-il des raisons qui justifieraient le refus des responsables de répondre à nos questions concernant ce dossier '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yousra Salem
Source : www.elwatan.com