Plus d'une centaine de postulants au baccalauréat 2018, dont une majorité de recalés, ont manifesté hier à Constantine contre ce qu'ils appellent "la politique des deux poids, deux mesures" adoptée par le département de Nouria Benghabrit, qui favoriserait les candidats scolarisés.L'opération des corrections est notamment mise à l'index par les manifestants qui ont sillonné, sous un soleil de plomb, les principales artères de la ville dénonçant "le régime" imposé au traitement des copies des candidats libres qui serait, selon eux,"trop sévère" comparativement à celui des candidats scolarisés.
S'estimant être "des victimes d'injustice de par les procédés aléatoires qui ont prévalu les corrections des copies des candidats libres", ils avouent ne pas reconnaître les notes obtenues, qui ne reflèteraient guère leurs mérites.
Aussi demandent-ils une deuxième correction des copies à même de "les réhabiliter" dans leurs "droits". Parmi eux, des candidats qui ont décroché leur bac avec des moyennes appréciables, et d'autres, déjà bacheliers, n'ont pas fait mieux que lors de leur premier succès.
Ces derniers aussi doutent de l'impartialité des correcteurs affectés aux centres de correction qui ont accueilli les copies des candidats libres et jugent leurs notes en deçà de leurs attentes et ne récompensent pas, à leur juste valeur, leurs efforts et prestations lors des épreuves. Le taux de réussite des scolarisés, toujours trop élevé à leurs yeux par rapport à celui des candidats libres, serait la preuve du "parti pris des responsables du secteur". Se sentant lésés par "le monopole des faveurs par les candidats scolarisés qui jouissent des largesses des responsables influents directement sur les corrections particulièrement", ils ont, surtout, dénoncé "la hogra" dont ils auraient été victimes. Mais ce sont autant d'alibis que ne partagent pas les curieux qui se sont tassés sur les trottoirs pour contempler "un chahut de gamins" qui risque d'altérer la joie des milliers d'heureux candidats d'une épreuve qui, pour une fois et depuis longtemps, n'a pas été marquée par des couacs et incidents qui affectent sa crédibilité.
Des candidats libres recalés à Bouira ont pris une autre initiative pour réclamer une révision de leurs copies et une seconde correction, à travers un courrier adressé à la ministre de l'Education nationale, Nouria Benghabrit, dont Liberté détient une copie, où ils dénoncent un parti pris de la direction de l'éducation qui les a désavantagés en les affectant dans des centres d'examen trop éloignés de chez eux.
Ce qu'ils considèrent comme un facteur perturbant. Autre raison qui motive leur recours, c'est le fait que leurs copies aient été corrigées, martèlent-ils, avec quasi certitude, non pas par des enseignants du cycle secondaire, mais par des enseignants du cycle moyen. Ce qui est suffisant, pour eux, pour réclamer une seconde correction de leurs copies.
Kamel Ghimouze/R. B.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Correspondants
Source : www.liberte-algerie.com